Elon Musk a pris la parole ce 15 juillet devant un parterre de gouverneurs. Le CEO de Tesla, toujours friand de bons mots, a pris position sur le long terme. Y’aura-t-il encore des volants dans 20 ans ? Assurément non, selon Musk, puisque dans 20 ans, toutes les nouvelles voitures produites seront électriques…et autonomes. Ambitieux ? Le CEO de Tesla affiche en tout cas un optimisme farouche : dans 10 ans, la moitié des véhicules produits aux Etats-Unis sera électrique. 10 ans, 20 ans, des termes très clairs pour Musk…mais passablement optimistes.

300 milliards de lobbys

On émet de sérieuses réserves. C’est actuellement la Chine qui est en pole position dans la production de VE, à marche (plus que) forcée. L’Etat communiste ne vise pourtant que 8% de son immense parc auto en VE l’année prochaine et, déjà, il a dû affronter une levée de boucliers : non seulement les fabricants de VE ne pourront pas suivre mais, de surcroît, ceux de véhicules thermiques traditionnels n’auront pas le temps d’effectuer leur conversion au tout ou partie électrique.

Aussi, transposer cette marche forcée semble improbable chez l’Oncle Sam où les lobbys automobiles sont infiniment plus puissants et organisés que leurs homologues chinois. Cher Elon Musk, promettre que dans 10 ans, une voiture sur deux, aux Etats-Unis, sera électrique, c’est sous-estimer la puissance de votre propre consortium automobile local, Ford et General Motors en tête, 410 000 emplois cumulés pour près de 300 milliards de chiffre d’affaires.

Alors même si Elon Musk plaisante en indiquant que « avoir un volant, dans 20 ans, ce sera comme avoir un cheval aujourd’hui », il n’est pas certain que sa prophétie se réalise.

Une Tesla Transformer ?

Autre sujet de discussion : l’alimentation auto-suffisante d’une Tesla par son propre toit panoramique solaire. Musk reconnaît l’actuelle impossibilité technologique mais ouvre des portes : « on pourrait imaginer une voiture dont le toit, à l’arrêt, se déploireait comme un Transformer pour augmenter sa surface et accroître son rendement », imagine Musk, avant d’ajouter « que ce n’est certainement pas le moyen le plus économique d’atteindre l’autosuffisance, puisque même dans ce cas, on ne rechargerait que 30 à 50 km par heure ». L’idée reste judicieuse et Musk n’a jamais reculé devant une idée a priori infaisable…

L’IA en ligne de mire

Enfin, Musk a renouvelé ses craintes sur l’Intelligence Artificielle (IA), « la plus grande menace actuelle sur l’existence de l’humanité ». A l’échelle de Tesla, le problème est celui de la sécurité, « le piratage non pas d’une voiture isolée mais d’une flotte entière ». Musk confirme que Tesla est « bien plus avancée en ingénierie logicielle que d’autres constructeurs », précisant que trains roulants et freins, par exemple, font l’objet d’un codage logiciel spécifique. Et Musk de conclure qu’il doit y avoir sur tout véhicule la possibilité d’un « overide », c’est-à-dire de surpasser l’intelligence embarquée du véhicule pour en prendre manuellement la main. L’homme n’a pas dit son dernier mot…

Train roulant Tesla
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