By Tesladdict(e)

L’automne profite de son time sharing depuis quelques jours jours, la rentrée paraît déjà lointaine.

Pour profiter encore un peu de l’esprit voyage et si le coeur vous en dit, je vous convie à nous suivre pour une sympathique virée de quelques jours dans le Nord. Dit comme ça l’exotisme de la destination ne saute pas aux yeux. Pourtant, pour qui n’est jamais allé là-haut, et j’appartenais à cette catégorie, la surprise est réelle. Ambiance, lumière, nature, architecture, histoire, culture, gastronomie… Un paquet cadeau à ouvrir et à savourer. Et p’tête que ça pourrait vous donner quelqu’idée ma foi.

Fourbus mais heureux.

Encore une case de cochée sur la « to do » liste. Quoique non. Si pour cocher on trace une croix, je pense qu’on se contentera d’un seul trait pour l’instant. Le Nord- Pas-de-Calais nécessite vraiment une seconde visite, plus approfondie que cette traversée hâtive à l’occasion d’un déplacement professionnel.
Vers là haut, nous n’y étions jamais allé. Trop loin, trop gris, pas assez chaud et puis, faut bien le dire, un peu moqué et dévalué. Si la jeune génération connaît Lille comme il se doit, active, culturelle, accueillante, celle de leurs parents (nous) reste faussement tanquée sur la réputation de Lille-Roubaix-Tourcoing, Damart-Thermolactyl, les mines, les terrils, les briques, le mauvais temps et l’ennui. Aujourd’hui c’est faux, faux, archi faux.
Depuis le temps que ça me travaillait d’aller y faire un tour, j’ai sauté sur l’occasion de me glisser dans les bagages de mon bosseur de mari pour l’accompagner dans cette découverte partagée. Quand on est né en Alsace ou en Lorraine, la météo ingrate attire assez peu. Quand on prend de la bouteille et qu’on vit au soleil, on est davantage prêt aux concessions. Nous allons donc partir d’Aix-en-Provence, faire un stop à Paris, poursuivre sur Dieppe, Le Touquet, Ostende, Lille, Arras avant de revenir par Paris jusqu’à notre point de départ. Huit jours de route, sept dodos.
J’ai bien essayé de faire comme ces reporters Tesla-mag hyper sérieux qui consignent tout du comportement de leur ModelS. J’ai jalousé ULR et Jarvis qui ont tenu des tableaux de bord conso, temps, kilomètres, nickel. Ils doivent avoir installé une impulsion électrique dans leur siège avant de quitter la voiture et au moment d’y entrer… J’ai essayé, je vous jure que j’ai essayé. Mais mon naturel fantasque me rattrape, je ne leur arrive pas à la cheville. Au début du voyage, ça va encore. Après, ça part en live. J’oublie de noter parce qu’en fait … on s’en fiche. Ça n’a que très peu d’importance là où nous travellons.

C’est pas comme Marc 35 découvreur dans les iles anglo-normandes ou BBdriver31 en mission vers le sud du Portugal. Pour la boucle que nous allons tracer au nord de Paris les Superchargeurs d’Orgeval, Rouen, Calais, Lille et Senlis, suffisent à l’approvisionnement de base. Et on trouve toujours, grâce ChargeMap le petit appoint qui va bien, un hôtel où on passe la nuit, une charge à destination le temps d’un déjeuner, une borne dans un parking public pendant qu’on découvre la ville. L’accès parisien depuis chez nous c’est Valence, Beaune, Auxerre.

Premier jour jusqu’à Viroflay

Lorsque nous avons décollé de la maison, nous avions un sacré vent du Sud pour nous pousser aux fesses, une température idéale de 22° et notre conso s’en est plutôt bien portée. Notre vitesse de croisière aussi. C’est donc tout guillerets que nous ne sommes sortis nous charger qu’à Mâcon, anticipant notre plaisir gastronomique à « la vieille Ferme ». Las, le fermier avait clos cuisine et resto. Restaient les chevaux dans leur enclos mais pour ça nous avions ce qui nous faut. Tout marris et assez contrariés, faut le dire, nous avons alors poussé, comme notre voisin de charge, un petit suisse, jusqu’à Beaune. Déjeuner snack généreux. De là, jusqu’à Auxerre où nous l’avons re-rencontré puisqu’il marchait sur la capitale et nous avons bien entendu échangé à propos de nos merveilleuses machines Si lui avait prévu une ultime recharge à Rungis, nous avons fait l’impasse puisque partant par Orgeval le lendemain matin.

C’était le début du voyage et j’étais encore assez sérieuse à ce moment pour pouvoir vous donner quelques chiffres.

D’ché nous Dép. 09:46               46 054km                       conso moyenne 183wH/km
Macon        Arr.13:06                   46 395km (+341)
Dép.13:25
Beaune       Arr.13:57                     46 476km (+62) 107 km en soute conso moyenne 204wH/km
Dép.14:32                                                   326 km en soute (219 chargés en 35mn)

Auxerre   Arr.15:55                      46637km (+160) 143km en soute conso moyenne 199wH/km
Dép. première boulette. C’est moi Dori, la copine de Némo.
Viroflay    Arr.18:25 46802km (+165)

 

Deuxième jour jusqu’à Dieppe

08:22 : hue cocotte! 09:03 et 25 km plus loin nous chargeons un peu à Orgeval,

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…pour atteindre après 108km Rouen, son SUC et sa cathédrale. Pour découvrir au moment où nous quittons la ville un parking municipal en plein coeur touristique avec des bornes charge rapide type 2 qui qu’auraient sacrément bien convenu à Første pendant que nous grimpions dans le Gros Horloge et arpentions les jolies ruelles bordées de maisons à pans de bois.

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En même temps, pour pouvoir se brancher il faut être muni d’une carte gratuite certes mais fournie sur présentation de justificatifs… Peut-être un peu long. Le SUC avec ses 8 stalles va être formidable. Et c’est vrai. Si nouveau, si beau, qu’y en a encore sous « cellofrais ».

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Après cette halte sympatoche nous hissons les voiles pour les falaises de Saint-Valéry-en-Caux, traversons un morceau de pays cauchois. De toute beauté.

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Le ciel est comme dans les tableaux, soleil et moutons, la mer aussi. La roche blanche est vraiment impressionnante, les baigneurs figurent des images de toujours. L’expo sur la ballade le long du port est amusante. Første profite des belles architectures en nous attendant le long du quai.

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On cherche à emprunter la route la plus proche du bord de mer. Qui n’offre pas tout du long un panorama exceptionnel mais propose parfois de jolies rencontres.

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Et c’est excitant de savoir la mer si près. Quand il y a des ouvertures c’est très chouette. Et puis on tombe sur de petits bijoux comme Veules les roses ou Sotteville. Est-ce là que notre sotte de voiture s’est mise à crouicrouiter assez fort pour que nous l’entendions, fenêtre ouverte, en passant dans les jolies ruelles abondamment fleuries? Mais quelle partition nous joue-t-elle là?

 

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Du coup on traverse Saint-Aubin-sur-mer l’oreille aux aguets. C’est à chaque relief de la chaussée que le nid d’oiseaux que nous semblons avoir calé sur la roue arrière droite lance ses trilles. Il faut évidement rouler lentement pour l’entendre.

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(« C’est pas moi ! »)

Nous approchons de Varangeville célèbre pour son église de Saint Valéry à l’emplacement ébouriffant en bord de falaise, sa longue histoire et, son vitrail réalisé par Georges Braque, hôte à demeure du cimetière attenant.
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L’arrivée sur le bord de mer de Dieppe nous réserve une aérienne surprise : nous sommes en plein festival international de cerf-volant. Impressionnants par leur nombre, leur diversité, leur agilité. On cale la voiture au garage de l’hôtel et on se précipite sur la plage pour aller admirer cette nuée foisonnante et se promener, bonheur absolu- pieds dans l’eau. Etonnamment tempérée. On s’y baignerait sans frissons.L’arrivée sur le bord de mer de Dieppe nous réserve une aérienne surprise : nous sommes en plein festival international de cerf-volant. Impressionnants par leur nombre, leur diversité, leur agilité. On cale la voiture au garage de l’hôtel et on se précipite sur la plage pour aller admirer cette nuée foisonnante et se promener, bonheur absolu- pieds dans l’eau. Etonnamment tempérée. On s’y baignerait sans frissons.

 

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Le soir, les yeux pleins de sel et d’images nous traversons la ville pour aller diner au « Bistrot du Pollet », agréable cambuse calée en face du port de plaisance, entre les deux ponts. Des produits en direct de la mer à l’assiette après casting en cuisine et préparation sans faute.

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Nous rentrons par les ruelles du centre, ignorant le front de mer enlaidi par la vague immobilière de la seconde moitié du XXème siècle.

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Notre chambre est choupinette mais si dormir fenêtres ouvertes c’est sain, fermées c’est sûr. Je pense avoir trouvé l’origine de l’expression « Vos gueules les mouettes ».

 

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(….La suite à demain !)

 

 

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