client-tesla-model-s

Impressions d’un conducteur d’une Tesla Model S

 

La commande…

Totalement insensible aux voitures jusqu’alors, je conduis une Golf du siècle dernier, pratiquement en bout de vie. En fait, je découvre sur le net la Modèle S il y a longtemps… en juin 2009… près de cinq ans avant sa réception ! Deux commandes en 2009 et 2012 suivies de… deux annulations (dont l’acompte est à chaque fois intégralement remboursé par Tesla) un peu plus tard, en raison d’un soudain changement d’opinion (retard dans l’acheminement des voitures en Europe, prévue initialement en 2012, puis le prix en Europe – assez loin des 50.000 dollars indiqués sur le site initialement. Refroidi.

Un page se tourne donc… enfin presque, les mois passent mais la S reste in the back of my mind… Une invitation à un essai au Luxembourg en décembre 2013, une séquence vidéo « home-made » et me revoilà reparti avec une troisième commande.

 

L’attente…

Longue, éternelle même il y a quelques années, les dernières semaines défilent finalement très vite. Commandée en décembre, modifiée fin janvier, elle est prévue pour fin avril / début mai. Je suis contacté par Tesla fin février qui me demande si je suis intéresséà la réceptionner plus tôt que prévu, vers la fin mars. Le choix de la date reste, comme le choix des options, abstrait, irréel ! Le compte à rebours final commence. La tension monte progressivement.

 

La livraison…

Trop chère, je décide d’éviter ce surcoût supplémentaire. En l’absence de Tesla Store au Luxembourg, je prends en train la direction de Tilburg aux Pays-Bas, QG européen de Tesla. Un taxi à la gare et me voilà arrivéà l’usine, où le processus d’assemblage final des S est réalisé.

Soucieux de ne rien oublier au milieu de la paperasse, je fini par approcher l’engin et passe une bonne demie heure à l’inspecter et recevoir toutes les instructions de l’employé de Tesla. Tout est expliqué clairement et bien organisé, session photo comprise !

 

Les premières heures…

Distant de plus de 340 km de mon domicile, j’angoisse un peu à la sortie de l’usine. Sourire forcé. La voiture est certes assurée mais j’ai l’impression de me retrouver 25 ans en arrière, passant mes premiers cours de conduite !

Sans surprise, la conduite est facile, les repères un moins. Il faut rester concentré malgré toutes les informations qui défilent et les conseils qui m’ont été prodigués. Tout est nouveau pour moi mais les accélérations sont tout simplement bluffantes. Conduire une Tesla, c’est se retrouver soudain dans un salon multimédia…dans un silence total. La voiture passe rarement inaperçue et ce, malgré la configuration choisie, volontairement discrète.

Arrivé sur une aire d’autoroute, ce n’est plus le temps d’un plein mais de se recharger un peu mes batteries, les miennes qui s’usent plus vite que celles de la S.

De toute façon, je ne dispose pas encore à ce moment-là d’un câble pour recharger la S d’une borne publique. Au moment de rentrer dans la voiture après une brève pause, un homme en costume cravate m’interpelle. Contact pris, je lui achèterai quelques jours plus tard le fameux câble type 2 compatible partout en Europe (sauf en France).

Arrivée à la maison, c’est la surprise pour mes enfants, qui ne parlent plus que d’Elle !

 

Les longs trajets…

C’est vrai, cela demande un peu d’organisation, du moins de la prévoyance. Les bornes de recharge se multiplient certes, mais comme les voitures électriques, les bornes performantes ne sont pas encore très nombreuses. Pour les « superchargeurs », il faudra encore pas mal de patience. S’ajoute aussi une norme qui prend du temps à s’imposer. A nouveau, la patience s’impose et devrait payer (Une récente directive européenne semble supporter la norme allemande ; une autre Directive moins heureuse va obliger dès 2019 les fabricants à ajouter un son artificiel aux voitures électriques dès qu’elles circulent).

Dans la pratique, Luxembourg Bruxelles ne pose pas de difficulté. L’aller-retour sur la même journée a été aussi réalisé, avec un temps de recharge de deux heures.

 

Les pannes ? Aucune en vingt-cinq ans d’utilisation de voitures à moteurs thermiques. Pourquoi dès lors l’envisager avec la voiture la plus aboutie de tous les temps (dixit Consumer Report) et un minimum de prévoyance ? Rapidement, je réalise qu’il est préférable de privilégier des itinéraires dotés de solutions alternatives, où une autre borne serait également disponible, dotée d’une prise compatible et suffisamment performante (32 ampères minimum).

 

Un mois, trois milles kilomètres parcourus et toujours la même fièvre juvénile…

Rejoignez les 15000 inscrits
Recevez des invitations, news et bons plans

Envoyer 
Transmission 100% sécurisée

Vous aimerez aussi

4 thoughts on “Tesla Model S: un client témoigne.

  1. Je comprends tout à fait cette passion de la Tesla Model S, je rêve aussi de posséder cette formidable voiture. Pour moi, aucune voitures de luxe à moteur essence ne lui arrivent à la cheville, elle ne fait pas de bruit, zéro émission CO2, et en plus elle est puissante! Je n’ai plus qu’a attendre de gagner au loto pour avoir le privilège de la posséder snif…

    1. Je suis d accord avec toi seb même un Ferrari a coté je préfère la tesla . Et si un jours je gagne au loto a moi le model X ou S 😉

  2. je roule en Zoé. c’est pas aussi top qu’une model S mais l’esprit y est. c’est un réel plaisir de conduire une voiture électrique même si les performances ne sont pas au rendez-vous en terme d’autonomie. En conduisant pépère, j’arrive à faire 150 km en mode éco.
    Mes recharges sont rapides parce que j’ai un chargeur 32A en triphasé à domicile.
    Bientôt la Tesla. je ne serai pas dépayser car je quitterai une voiture électrique pour une voiture électrique. Un pur bonheur.

Laisser un commentaire

*