Nos confrères des Echos ont publié hier une étude particulièrement riche sur le marché du Véhicule Electrique (VE). L’étude, dont Tesla Mag reprend ici une partie de la synthèse, a le mérite de souligner tous les nouveaux business rendus possibles par le VE, pas seulement le véhicule en lui-même mais l’écosystème général dont il est au centre.

De l’utopie au phénomène industriel

Maintes fois annoncé, longtemps attendu, le décollage du marché de la voiture électrique est enfin amorcé. En 2016, près de 22 000 voitures électriques ont été immatriculées en France, soit un bond de 26 % par rapport à l’année précédente. La France a ainsi dépassé le seuil de 100 000 véhicules 100 % électriques en mars 2017. C’est seulement 0,25 % du parc roulant, mais cette part a plus que doublé en 2016.

Les avancées technologiques en matière d’autonomie et de réduction des coûts y sont pour beaucoup même si du chemin reste à faire avant de pouvoir sortir le véhicule électrique d’un usage quasi exclusivement urbain et péri-urbain qui est fait aujourd’hui.

Parallèlement, la volonté politique de pousser les motorisations alternatives commence à porter ses fruits. La France s’est ainsi dotée d’un arsenal de mesures aussi bien incitatives (comme le bonus écologique) que contraignantes (obligation d’équipement pour certaines flottes par exemple). Ce choix de soutenir le développement de la mobilité électrique se justifie d’ailleurs d’autant plus que plus des trois-quarts de la production française d’électricité est « décarbonée ». Ainsi, dans l’Hexagone, une Renault Zoé émet environ 6 g/km, contre 62 g/km en Allemagne où l’intensité carbone du mix électrique est bien plus élevée.

Un business de près de 600 M€ en 2016…qui va au moins décupler dans les 10 ans à venir

La plupart des constructeurs automobiles a désormais pris le virage de l’électrique avec, en tête, Nissan et Renault. Mais la production et la commercialisation de véhicules électriques ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Derrière, de nouveaux business voient le jour. Le développement de la mobilité électrique suppose en effet le déploiement de bornes de recharge privées et publiques, lesquelles génèrent diverses prestations (installation, maintenance, gestion de l’accès pour les bornes publiques…).

Nissan Leaf
Nissan Leaf

Les batteries sont également un enjeu majeur. Au-delà de leur fabrication, leur utilisation pour optimiser l’usage de l’électricité d’une maison (Vehicle-to-Home), d’un bâtiment (Vehicle-to-Building) ou du réseau d’électricité (Vehicle-to-Grid ) ou pour stocker l’électricité (stockage stationnaire) ouvre de nouvelles perspectives.

Au total, le chiffre d’affaires total généré par la voiture 100 % électrique est estimé par Les Echos Etudes à près de 600 M€ en 2016. La vente de voiture représente le cœur du marché avec un chiffre d’affaires de 510 M€, en hausse de 31% en un an. Près de 80M€ ont été dépensés dans le développement du parc de bornes de recharge (équipement + installation) mais les meilleures années restent à venir. D’ici 2025, le marché devrait, en effet, totaliser 6,1 à 8,2 milliards d’euros selon les prévisions des Echos. Et c’est sans compter le chiffre d’affaires qui sera issu de la vente d’électricité estimé entre 250 M€ et 350 M€.

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2 thoughts on “Véhicules électriques : le décollage enfin amorcé en France

  1. Bonjour,
    Voici un moyen simple de booster ce marché : écrire à votre mairie en lui indiquant que le taux de renouvellement des véhicules collectivités doit prendre en compte au minimum 20% de véhicules electriques, et leur demander où ils en sont dans le % de V.E. du parc de la collectivité, ainsi que dans leur plan de renouvellement du parc. En profiter aussi pour demander l’installation d’une borne de recharge publique si la commune n’en dispose pas.
    Il y a 36.000 communes en France.
    merci
    Fred

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