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Avant tout précisons que je suis fan de la marque, de son esprit et des caractéristiques de cette voiture. N’ayant toujours pas été reconnu par Bill Gates comme fils légitime, illégitime, adoptif, ou même juste légataire (mon porte-feuille reste ouvert sur toute suggestion) et bien, hélas, je n’avais ni acheté ni même essayé cette voiture de 85.000€. Et comme le dit mon vieux psy, la rencontre avec un rêve est parfois une déception.

 

Ca c’est passé à Biarritz, dans le cadre du Tesla Tour. Simple comme un formulaire en ligne à remplir, un appel de confirmation et la voiture est à vous pour 30min. La voiture, et la charmante hôtesse qui va avec. Jusque là tout va bien.

 

Arrivé en avance, et pour une fois l’impatience paie, les 30min ont été largement allongées par mon hôtesse, elle a bien vu que c’était le seul moyen de me garder auprès d’elle plus longtemps. Tout commence par un tour extérieur de la voiture sous un soleil de plomb. Près de 10min pour me vanter les accessoires et gadgets d’assistances qui lui ont permis d’être élue la voiture la plus sécuritaire. Je ne vous les listerais pas, tout le monde en parle partout. Tout juste vous parlerai-je de cette impression saisissante lorsqu’on ouvre le coffre pour y voir un volume de rangement impressionnant, sous lequel se niche un second coffre, sous-plancher, qui est loin d’être anecdotique. Tout cela devient encore plus déstabilisant lorsqu’en soulevant le capot avant, point de moteur mais encore du rangement. Si lors d’un essai de la Zoé je me demandai comment un aussi gros moteur tenait dans une aussi petite voiture, là c’est à se demander quel tour de magie réussit à pousser une voiture de 2 tonnes sans moteur apparent.

 

Bref, de l’extérieur rien à dire, une berline aux courbes sportives, sobres qui se démarque seulement par sa largeur, 2 mètres tout de même, mais qui ne fait pas du tout tape à l’œil. Bien que ces poignets qui sortent de la carrosserie soient du plus bel effet. Rien à voir avec notre feu Mia nationale présente sur jour-là sur le parking. La vie est parfois d’une ironie piquante.

 

Entrer dedans, c’est une téléportation dans un autre univers.

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Le coup de force de Tesla, au-delà des caractéristiques motrices et sécuritaires, c’est le concept de l’habitacle, la virtualisation de l’interface conducteur-voiture. Il reste le volant, pour se rassurer que l’on est bien dans une voiture, mais tout le reste a disparu. Aucun bouton, interrupteur, poussoir ou molette. Rien, sauf des écrans. Et c’est bien là le coup de génie. A l’image de nos smartphones, cette voiture dotée d’écran tactile, peut évoluer au grès du conducteur et de la marque, en changeant d’aspect mais aussi de fonctionnalités, comme les applications sur nos téléphones animent et habillent les écrans. Ainsi la personnalisation de la voiture se fait en un éclair, sans passage chez un garagiste. C’est aussi ce qui permet à la marque d’intervenir à distance pour le dépannage. Et tout comme un ordinateur avec ces comptes utilisateurs, ici il est possible d’enregistrer plusieurs conducteurs avec leur paramètres personnels et que chacun retrouve, en s’identifiant, la position de son siège, mais aussi les réglages des rétroviseurs, la hauteur de suspension, le style d’accélération, de température, etc

 

Entrer dedans, c’est une téléportation dans un autre univers.

 

Dehors la canicule, dedans le confort d’un salon climatisé. Oui c’est bien là une autre façon de vivre l’automobile. Avant même de rejoindre la voiture, à distance, sans ouvrir la voiture, l’hôtesse depuis son application avait ajusté la température. Si bien qu’en entrant je suis passé des fourneaux de la cuisine au canapé du salon. Et quel canapé !! Soyons direct, Tesla a mis le paquet sur la motorisation, l’interface technique, et a bâclé, selon moi, l’habitacle. Les plastiques y sont de faibles qualités, les fauteuils baquets avant sont en un seul bloc sans dissociation appui tête assise dorsale, quant à la banquette arrière elle ressemble plus à une planchette qu’à une banquette. A ça si vous rajoutez l’absence de poignée au plafond pour se tenir où l’absence de vide poche dans tout l’habitacle, vous avez une voiture qui tient bien la route mais qui n’est pas d’un grand pratique … et bien que n’est ni !!!

 

Oui grosse déception en me laissant tomber à l’intérieur (oui, qu’est-ce qu’elle basse cette voiture). Mais une fois assis, tout disparaît. Tesla joue les magiciens. De primes abords, la critique est facile et il y a de quoi, mais à l’usage, le confort des sièges, avant comme arrière, est surprenant et déconcertant. L’éventail pléthore des réglages du siège en fond disparaître son aspect monobloc-baquet, la tenue de route, les virages à plat, rendent obsolète ce besoin de se pendre aux poignées du plafond, certes il n’y a que les vides poche qui manquent, compensé par des coffres deux fois supérieurs en volume pour une voiture de même gabarit. Avoir les coffres d’un monospace dans une voiture deux fois plus petite et pleurer sur les vides poches … la critique devient futile.

 

Enfin, le dernier tour de magie, la conduite. 30min, même avec 12 points devant soi c’est risqué. J’ai eu le modèle 85w dans les mains. A peine appuyé sur l’accélérateur, il a fallu freiner !! Les 50km/h en ville sont atteint en à peine 3 secondes !! Nous étions 3 dans la voiture, démarrage en cote, et si vous connaissez Biarritz une cote là bas c’est pas une piste verte, et bien, c’est comme s’il n’y avait rien eu. Une puissance époustouflante, une instantanéité sous le pied, tout simplement enivrant. Une sensation de légèreté, de voler, une sécurité apaisante. Si bien qu’en quelques minutes d’essai, on oublie la voiture pour un pur moment de plaisir routier.

 

La conduite change. La récupération d’énergie est tellement forte qu’il suffit de soulever le pied de l’accélérateur pour freiner (d’ailleurs Tesla a obtenu une modification législative à ce sujet pour vendre en France, car les feux stop s’allument sur ces voitures sans même toucher les freins tellement la récupération ralentit la voiture, ce qui est énergétiquement bien vu, mais était interdit en France). Il suffit d’un freinage, qui rappelle les soubresauts des voitures d’auto-écoles, pour intégrer cette nouvelle façon de conduire et très vite on plane avec cette voiture. Et ce silence …

 

C’est d’ailleurs un triste problème ce silence. Si l’absence de levier de vitesse en position central, est bien vu pour les coutumiers de la main droite sur le levier, car on finit machinalement par chercher le genou de l’hôtesse qui vous rappelle gentillement qu’il n’y a pas de levier dans cette voiture, et bien ce silence peut vous faire du tort. Certes il y a les médisants qui diront les piétons ne vous entendent pas, j’ai d’ailleurs failli écraser le commercial de Tesla ainsi, mais ce silence a eu raison de ce qui aurait pu être une belle histoire avec mon hôtesse. Elle n’a eu de cesse de vouloir me montrer les performances de l’équipement sonore de la voiture, un véritable auditorium, mais roulant en diesel je ne voulais qu’apprécier ce silence. Ce qui nous à ramener hélas au parking sans quoi dieu sait où cette voiture m’aurait conduit. 500km ;o)

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