Vous souvenez-vous du Toyota RAV4 100% électrique ? Non, et pour cause : il n’a été brièvement disponible qu’en Californie, de 2012 à 2014. La marque, comme Nissan, comme tant d’autres, dispose de technologies qui ne lui permettent pas d’adresser les besoins du gigantesque marché asiatique, Chine en tête. La technologie de batterie de masse n’existe pas encore. Accessoirement, les matières premières non plus.

Pourtant, face à l’ampleur de la demande et, simultanément, à la rareté de points de recharge, il n’y a nulle autre solution que d’augmenter la capacité des batteries existantes. Pour cela, il n’y a que deux solutions : en mettre plus, ou rendre celles existantes plus puissantes.

Batterie Cylindrique

Tesla a fait son choix. Son CEO, Elon Musk, indique régulièrement rester à l’affut de dizaines de projets de batteries de nouvelle génération mais, faute d’essais convaincants, reste fidèle au modèle lithium-ion cylindrique. La seule option pour gagner en autonomie est donc d’accroître le nombre de batteries et donc la taille des voitures…ce qui n’est pas envisageable pour le marché premier de l’électrique, la citadine. Samsung travaille ainsi à ses côtés sur les batteries à cellules cylindriques. Elles ne sont pas plus puissantes que la norme mais prennent peu de place et sont peu lourdes.

A l’inverse, cette semaine, Toyota et Panasonic ont annoncé une stratégie fondamentalement divergente : le choix des batteries prismatiques. Les deux firmes vont conjointement travailler à leur faisabilité. Elles sont apparues au début des années quatre-vingt-dix. Elles sont plus fines que les batteries cylindriques et offrent une grande capacité. Elles sont par exemple utilisées dans les téléphones portables et autres équipements portables.

Ce modèle va-t-il s’imposer ? Pas à court terme : la batterie cylindrique est, peu prou, du format d’une pile bâton et se fabrique très facilement. C’est ce coût modéré de fabrication qui a conduit Tesla à la choisir pour son Model 3, destiné au marché de masse.

Batterie Prismatique

La batterie prismatique attendra donc encore un peu, si elle en a le temps : les volumes de batteries produites vont en faire baisser les coûts mais, dans le même temps, la rareté des matières premières va le faire monter. Cette semaine, Hyundai estimait que, quelque soit la technologie choisie, le prix des batteries arrêterait de baisser en 2020.

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