Toyota, Ericsson, Intel, NTT DOCOMO et DENSO Corporation viennent d’annoncer leur réunion au sein d’un consortium unique. Objectif: anticiper la gestion des données qui seront émises par la voiture connectée, appelée à monter en puissance de manière exponentielle.

Une problématique naissante

Jusqu’à présent, les constructeurs ne se sont que peu souciés du traitement des données. Pour le moment, il s’agit déjà de les extraire. Chaque VE connecté est, en lui-même, un ordinateur roulant avec des données provenant en permanence de ses capteurs et caméras. Autant dire que le volume d’information, déjà colossal, va littéralement exploser à mesure que le nombre de VE va augmenter. La naissance de ce consortium incarne donc une prise de conscience d’un sujet qui pourrait rapidement, à défaut, devenir encombrant.

Voiture connectée

Le revers de la médaille

Cette alliance a ses côtés positifs et négatifs. Parmi les premiers, il y a la possibilité d’établir des normes, des standards de l’industrie qui vont permettre d’unifier les échanges de données. Ces protocoles standards sont indispensables pour le grand public qui, à terme, aura des données qu’il pourra partager entre ses véhicules et sur lesquels les industriels pourront bâtir de nouveaux systèmes embarqués.

Côté négatif, il y a l’éternelle question de la protection des données. Chaque véhicule est individuellement identifié. Potentiellement chaque conducteur l’est donc aussi. Ses parcours, préférences, kilométrages, accidents, pannes, applications préférées, seront enregistrées. Et stockées ? Où ? Qui y aura accès ? Pourront-elles être revendues ? Les lois nationales sont éminemment variables sur le sujet et la territorialité du droit applicable pourra poser bien des problèmes : quel droit appliquer à une automobile japonaise mais achetée et conduite par un propriétaire français, par exemple ?

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