Tom Zhu : l’homme qui construit une usine Tesla en 10 mois et devient le bras droit de Musk

En 2018, la situation de Tesla était de plus en plus préoccupante, tant aux États-Unis qu’en Chine. Alors que l’entreprise faisait face à de graves crises de production dans son pays d’origine, les ventes en Chine étaient également au plus bas, avec seulement 120 véhicules vendus par mois. Elon Musk, en proie à des difficultés énormes, envisageait de démanteler l’équipe chinoise, incapables de conquérir le marché automobile le plus vaste du monde.

Robin Ren : Le diplomate qui a ouvert les portes de Shanghai

Dans sa quête de solutions, Musk s’est tourné vers Robin Ren, un ancien camarade de classe et diplômé de l’Université de Pennsylvanie. Ren, bien que ne disposant pas d’une expertise directe dans le secteur automobile, est devenu Vice-président de Tesla Asie-Pacifique en 2015. Ce changement s’est avéré crucial, car grâce à ses relations profondément ancrées avec le gouvernement local de Shanghai, il a pu convaincre les autorités chinoises des avantages de l’installation d’une usine Tesla entièrement détenue par l’entreprise.

En 2018, lorsque le gouvernement chinois a levé les restrictions sur la propriété étrangère de véhicules électriques, Ren a conclu un accord historique avec la municipalité de Shanghai. Il a habilement négocié des concessions foncières, des prêts à taux réduit et une approbation rapide, permettant à Tesla d’entamer rapidement la construction de l’usine.

Tom Zhu : Le stratège derrière la rapidité de construction

Avec la voie tracée par Ren, Tesla avait besoin d’un stratège pour réaliser sa vision. Tom Zhu, d’origine chinoise et formé en Nouvelle-Zélande, était cet homme. Après s’être fait un nom en Afrique dans la gestion de projets d’infrastructure, il a rejoint Tesla en 2014. Malgré une expérience limitée dans l’automobile, son approche pragmatique et sa capacité à exécuter des projets complexes ont séduit Musk.

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Sous la direction de Zhu, le chantier du Gigafactory à Shanghai a progressé à une vitesse étonnante, amenant à l’achèvement de l’usine en seulement dix mois. Cette rapidité, surnommée « la vitesse chinoise », a permis à Tesla de surmonter ses problèmes de production à un moment critique.

Les résultats : Un succès indéniable

En quelques années, l’usine de Shanghai a contribué pour moitié à la capacité de production mondiale de Tesla, réduisant drastiquement les coûts de production. Le modèle de Zhu, centré sur l’efficacité et la rapidité, a non seulement sauvé la trésorerie de Tesla mais a également propulsé l’entreprise à de nouveaux sommets, surpassant le cap de 1000 milliards de dollars de valeur marchande en 2021.

Bien que Robin Ren ait quitté Tesla en 2020, l’impact de ses efforts diplomatiques se fait encore sentir. Quant à Tom Zhu, son leadership pendant la pandémie de COVID-19 a renforcé sa réputation. Sa décision de maintenir une opération en « boucle fermée » durant le confinement strict de Shanghai est devenue légendaire. Ce choix a permis à Tesla de continuer sa production malgré les incertitudes globales.

Une synergie de talents

Ainsi, le miracle de Tesla à Shanghai repose sur l’alliance unique de Ren, le diplomate, et Zhu, le constructeur. Leur collaboration étroite, entre stratégie haute volée et exécution implacable, incarne la puissance de Tesla dans le marché des véhicules électriques. Sans eux, le rêve de Musk aurait pu rester inachevé.

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