BROWNSVILLE, Texas – Le 12 janvier 2026. Dans le cadre de sa tournée nationale « Arsenal of Freedom », le Secrétaire à la Guerre Pete Hegseth s’est rendu au cœur du complexe Starbase de SpaceX. Accueilli par Elon Musk, cette visite a marqué un tournant symbolique et stratégique, illustrant la volonté de l’administration Trump d’insuffler la culture de l’innovation rapide de la Silicon Valley au sein du Pentagone.
« Rendre Star Trek réel » : La vision d’Elon Musk
L’intervention d’Elon Musk, bien que concise, a capturé l’essence de ses ambitions actuelles. En introduisant le Secrétaire Hegseth devant une assemblée d’employés et de dignitaires, Musk a résumé l’objectif ultime de SpaceX en une phrase choc : « Notre but est de rendre Star Trek réel. »
Musk a développé cette vision futuriste en expliquant que Starship n’est pas seulement un lanceur de satellites, mais la clé d’une civilisation multi-planétaire. Il a évoqué un futur où l’humanité ne se contenterait pas d’atteindre Mars, mais explorerait d’autres systèmes stellaires à la recherche de civilisations anciennes ou de nouvelles formes de vie. Pour Musk, cette quête technologique est intrinsèquement liée à la sécurité et à la prééminence de l’ingénierie américaine.
Une réforme radicale de la culture militaire
Pete Hegseth, qui utilise désormais officiellement le titre de Secrétaire à la Guerre (rebranding de l’ancien poste de Secrétaire à la Défense), a profité de la tribune pour critiquer la « culture de l’aversion au risque » des contractants traditionnels de la défense.
Les points clés de l’allocution de Hegseth :
- L’Algorithme de Musk : Hegseth a explicitement cité le processus de gestion de Musk comme le nouveau modèle du Pentagone : « Questionner chaque exigence, supprimer les étapes inutiles et accélérer comme jamais. »
- Intégration de Grok AI : L’annonce majeure a été le déploiement imminent de Grok, l’intelligence artificielle de xAI (société de Musk), sur tous les réseaux classifiés et non classifiés du Département de la Guerre.
- Fin du « Wokisme » : Hegseth a affirmé que l’IA militaire serait désormais « objectivement véridique » et débarrassée des filtres idéologiques qu’il juge handicapants pour l’efficacité opérationnelle.
Starbase, épicentre de la nouvelle puissance spatiale
La visite n’était pas seulement rhétorique. Elle intervient quelques jours après l’attribution à SpaceX d’un contrat de 739 millions de dollars pour le lancement de satellites de surveillance et de suivi de missiles.
« Il n’existe rien de tel au monde. Starbase est le témoignage de la force de l’ingéniosité américaine. » — Pete Hegseth
Le décor même de l’événement — la « Starfactory », une usine de près d’un million de pieds carrés remplie de moteurs Raptor et de sections de fusées Starship — a servi de preuve visuelle de cette accélération industrielle. Hegseth a conclu sa visite en faisant prêter serment à une nouvelle promotion de recrues, liant symboliquement l’avenir de la main-d’œuvre de SpaceX à celui de la force combattante américaine.
Analyse : Un « Bromance » stratégique
Pour les analystes, cette rencontre confirme le retour en grâce total d’Elon Musk auprès de la Maison Blanche après les tensions budgétaires de l’année précédente. L’alliance entre Musk et Hegseth dessine les contours d’une défense américaine « AI-first » et centrée sur l’espace, où la vitesse d’exécution prime désormais sur la bureaucratie traditionnelle.
