Tesla FSD V14.2 : Le « Moment iPhone » de la Conduite Autonome selon le CEO de XPeng

Dans le monde ultra-compétitif des véhicules électriques et de la conduite autonome, il est rare de voir un dirigeant faire l’éloge d’un concurrent direct. C’est pourtant ce qu’a fait He Xiaopeng, PDG de XPeng, suite à un essai routier de quatre heures aux États-Unis avec la toute dernière version du logiciel Full Self-Driving (FSD) de Tesla, la V14.2.

Son verdict est sans appel : le fossé technologique est en train de se combler, et l’autonomie totale n’est plus un rêve lointain.

Un changement de paradigme : Du L2 au L4

Jusqu’à récemment, le système FSD de Tesla était largement perçu comme une assistance de Niveau 2 (L2) très avancée — un système performant, mais nécessitant une vigilance humaine constante. He Xiaopeng lui-même partageait cette vision en début d’année 2024.

Cependant, après son test récent, sa perspective a radicalement changé :

« Si le FSD n’était qu’une « assistance à la conduite L2 décente » en 2024, cette dernière version me convainc que la conduite autonome de Niveau 4 (L4) est désormais à nos portes. »

Pourquoi cette déclaration est-elle cruciale ?

  1. La validation par un expert : XPeng est considéré comme l’un des leaders de la conduite autonome en Chine avec son système XNGP. Quand son fondateur valide Tesla, cela donne une crédibilité immense aux progrès d’Elon Musk.
  2. Le saut vers le Niveau 4 : Le Niveau 4 implique que le véhicule peut gérer la majorité des situations de conduite sans intervention humaine. Passer du L2 au L4 « en un clin d’œil » suggère que l’architecture logicielle de Tesla a atteint un point de bascule.
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Les clés du succès : End-to-End Neural Networks

Ce qui semble impressionner le plus les observateurs comme He Xiaopeng, c’est l’adoption par Tesla des réseaux neuronaux de bout en bout (End-to-End).

Contrairement aux anciens systèmes basés sur des milliers de lignes de code informatique rigides (« si A alors faire B »), la V14.2 apprend par imitation en visionnant des millions de clips vidéo de conducteurs humains. Cette approche permet une conduite plus fluide, plus naturelle, et surtout, une capacité d’adaptation aux situations imprévues que le code traditionnel ne peut anticiper.

Une course mondiale qui s’accélère

Cette déclaration place également une pression saine sur les constructeurs chinois et européens. En reconnaissant l’avance de Tesla, He Xiaopeng prépare son entreprise — et le marché — à une intégration plus rapide de ces technologies.

XPeng travaille d’ailleurs activement sur des modèles de fondation similaires pour ses propres véhicules, prouvant que la bataille pour l’IA automobile ne fait que commencer.


Conclusion : La fin du volant est-elle proche ?

Si un concurrent aussi sérieux que le CEO de XPeng estime que le Niveau 4 est « au coin de la rue », le débat n’est plus de savoir si la conduite autonome arrivera, mais quand les régulateurs autoriseront son déploiement massif. Pour Tesla, la V14.2 n’est pas qu’une mise à jour logicielle ; c’est la preuve que leur pari sur l’IA pure (vision-only) est en passe d’être gagné.

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