Tesla : Le grand dégel réglementaire du FSD approche en Europe et en Chine

Lors de sa toute première apparition au Forum Économique Mondial de Davos le 22 janvier 2026, Elon Musk a secoué le secteur automobile en annonçant une échéance imminente pour le déploiement mondial de sa technologie de conduite autonome.

Le PDG de Tesla a déclaré qu’il prévoyait d’obtenir les approbations réglementaires pour le système FSD (Supervised) en Europe et en Chine dès le mois prochain, soit en février 2026.


Un tournant stratégique pour Tesla

Cette annonce intervient à un moment critique pour le constructeur. Après avoir cédé sa place de premier constructeur mondial de véhicules électriques à BYD en 2025, Tesla mise désormais massivement sur ses services logiciels pour stimuler ses revenus.

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L’enjeu est de taille : monétiser enfin le logiciel de conduite assistée hors des États-Unis, où il est déjà largement déployé.


La voie européenne : Le rôle clé des Pays-Bas

En Europe, le processus est complexe en raison d’un cadre réglementaire fragmenté et de normes de sécurité plus strictes. Cependant, Tesla utilise une stratégie astucieuse pour contourner les lenteurs de l’Union européenne :

  • L’autorité néerlandaise (RDW) : En novembre 2025, la RDW avait déjà établi un calendrier prévoyant une démonstration du système en février 2026 pour vérifier s’il répondait aux normes de sécurité.
  • L’exemption de l’Article 39 : Plutôt que d’attendre une modification globale de la législation européenne (souvent obsolète face aux technologies IA), Tesla s’appuie sur le règlement (UE) 2018/858.
  • L’effet domino : Une fois que les Pays-Bas auront accordé une approbation nationale, d’autres États membres de l’UE pourront choisir de reconnaître cette exemption immédiatement, permettant un déploiement progressif avant un vote formel au niveau européen.
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La Chine : Entre espoir et scepticisme

Si Musk se montre optimiste pour la Chine, la réalité sur le terrain semble plus nuancée. Bien que Tesla ait fait des progrès significatifs sur la sécurité des données et ait noué un partenariat avec Baidu pour la cartographie, les médias d’État chinois ont rapidement tempéré les ardeurs du milliardaire.

Des sources proches des autorités chinoises, citées par China Daily, indiquent que les évaluations sur la sécurité des données et les normes techniques sont toujours en cours et qu’une approbation complète en février semble « peu probable » compte tenu des congés du Nouvel An Lunaire.


Ce que cela change pour les conducteurs

Le passage au FSD (Supervised) en Europe ne signifie pas que la voiture devient 100 % autonome sans surveillance. Il s’agit d’un système de niveau 2+ :

  1. Surveillance constante : Le conducteur doit rester attentif et prêt à reprendre le volant à tout moment.
  2. Capacités accrues : Contrairement à l’Autopilot actuel limité en Europe, le FSD permet de gérer les intersections, les ronds-points et les changements de voie de manière plus fluide.
  3. Mises à jour OTA : Les véhicules équipés du matériel récent (HW4 notamment) recevront ces fonctionnalités via une simple mise à jour logicielle.

Calendrier prévisionnel

ÉtapeDate prévueÉtat
Démonstration RDW (Pays-Bas)Février 2026Confirmé par la RDW
Approbation nationale NLFévrier/Mars 2026En attente
Déploiement par exemption (UE)Printemps 2026Prévisionnel
Approbation officielle ChineInconnueEn discussion

Cette offensive réglementaire est la première étape d’une vision plus large présentée par Musk à Davos, incluant le déploiement de Robotaxis (sans chauffeur) d’ici la fin de l’année 2026 aux États-Unis et la commercialisation de son robot humanoïde Optimus fin 2027.

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