Actu mobilité électrique VE : le Japon contre-attaque (bientôt)

VE : le Japon contre-attaque (bientôt)

Nul besoin de rappeler l’importance de l’Asie dans le commerce automobile mondial. Toyota est numéro 1 mondial (plus de 10 millions de véhicules / an), tandis que Nissan soutient Renault à la quatrième place. Hyundai-Kia occupe la 6ème place et Honda la 8ème. En typologie de véhicule, la Chine est – de loin – le premier fournisseur & acquéreur de VE (véhicules électriques).

Toyota et Mazda renforcent leur alliance capitalistique pour développer conjointement des véhicules électriques, un tournant stratégique pour le numéro un mondial de l'automobile. L'Europe, où Mazda réalise plus de 15 % de ses ventes mondiales et Toyota 40 % de ses volumes en hybrides, sera un marché clé pour cette collaboration. L'objectif inclut une possible rupture technologique avec une batterie solide permettant une recharge en quelques minutes.

  • Toyota a écoulé plus de 10 millions de véhicules en 2023, conservant sa place de premier constructeur mondial.
  • Les ventes européennes de Mazda ont progressé de 25 % en volume, représentant plus de 15 % de ses ventes mondiales.
  • Toyota a annoncé fin juillet travailler sur une batterie solide sans électrolyte liquide lithium-ion, visant un temps de charge de quelques minutes.
  • Elon Musk a estimé qu'une batterie réellement disruptive restait pour l'instant confinée au stade du laboratoire.

Aussi, quand Toyota et Mazda annoncent leur alliance, il y a de quoi faire trembler l’échiquier. Certes, elle n’est pas nouvelle : les deux constructeurs collaboraient déjà depuis 2015 sur divers sujets. Aujourd’hui, c’est un pacte capitalistique qui les unit beaucoup plus solidement. Leur feuille de route s’en trouve considérablement renforcée…notamment sur le VE. Objectif affiché : le « développement conjoint de technologies pour les véhicules électriques ».

Toyota Mazda


Lire entre les lignes

Qu’est-ce que cette alliance peut changer ? Trois choses !

La première est tectonique : quand le plus important constructeur s’engage dans la création de VE, le marché mondial de l’électromobilité va nécessairement s’en ressentir.

Le deuxième effet sera pour Mazda…et pour l’Europe. En effet, c’est sur ce marché européen que repose une large partie de la croissance du constructeur nippon : plus de 15% de ses ventes mondiales (en volume), en croissance de 25%. Côté Toyota, 40% de ses ventes européennes sont dédiées aux hybrides. Nul doute que l’Europe sera à l’avenir encore plus attentive à l’attelage des deux.

Enfin, troisième effet : une (possible) rupture technologique. On le sait, le développement du VE passe toujours par les deux mêmes axes : autonomie et temps de charge. Toyota a indiqué fin juillet travailler à une projet de batterie solide (sans base liquide lithium-ion) qui devrait autoriser un temps de charge de seulement quelques minutes. Restent plusieurs inconnues : grâce à quel type de charge, à quels endroits, pour quelle autonomie, quelle durée de vie et, surtout, quels coûts. Sans compter que la résistance s’organisera d’ici 2022. Elon Musk (Tesla) a notamment indiqué qu’une batterie « disruptive » lui semblait être à portée de labo, sans plus s’avancer.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *