Troisième jour jusqu’au Touquet

Réveil sous un soleil barbouillé – il n’a pas mangé la même chose que nous la veille. On trace la route vers notre objectif mais avant, que de belles choses à voir même si on ne voit pas grand chose. L’horizon est bouché. Zut. C’était pourtant LE jour à ouvrir grand les mirettes. Le cap Gris Nez, la baie de Somme c’est par rien!

Comme on n’y peut rien changer on y va quand même. « Crouicroui, crouicroui » toujours. Arrivés par les hauteurs, nous découvrons le venté Tréport avec ses ruelles anciennes blotti au pied de la falaise puis, une fois descendus, ses maisons, son port et ses marins aux pêches miraculeuses, hérissés contre les éoliennes.

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(le diamètre de mon cache est de 6,5 cm!)

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Nous ignorons superbement les usines Saint Gobain pour gagner d’un léger coup d’accélérateur Mers-les- Bains de l’autre côté du pont qui offre à nos regards un peu ébahis ses pimpantes et originales maisons de poupée qui ont réussi à échapper aux criminels plans immobiliers des années 60.

 

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Hé, hé, ça semble s’arranger un chti peu au dessus de nous pendant qu’on longe la côte. On passe Ault, Cayeux.

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La météo a concédé nous donner un coup de pouce et quand nous découvrons ravis Saint-Valéry-sur-Somme le ciel s’est entièrement dégagé. Trop beau. Il ne reste plus qu’à s’asseoir et admirer. A prendre un peu de hauteur aussi pour voir plus au loin. Et profiter de cette temporaire accalmie.

 

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Beau décor, bons produits, bonne assiette, bons prix… Service attentif et sympathique.

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On file sur Abbeville à la vitesse à laquelle le ciel se charge. On se gare. Paf, il pleut. Rapide saut à l’abri de la cathédrale. Nous renonçons au périple urbain : tant qu’à être mouillés, autant retourner à la mer. C’est la fiesta des grenouilles, flic, flac, floc.

Beurk beurk Berck. On reviendra un autre jour, promis. Dire que je devais y faire un pèlerinage initiatique pour ma copine berckoise! Si de ressembler à une wassingue fait de vous un citoyen d’honneur, je suis moi aussi du Pas de Calais. En attendant, on téléphone aux Tesla-boys d’Aix pour en avoir le coeur net quand à la nature de notre « Crouicroui ». Diagnostic à distance de Docteur Benjamin : un sort a été jeté au royaume des suspensions. Rendez-vous à prendre avec un mage à Gennevilliers sur la route du retour. C’est vendu pour 4 jours plus tard.

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(Même les « berlingots » se cramponnent!)
Approcher du Touquet-Paris-Plage c’est se promener dans un jardin. Pas besoin de savoir, il suffit de voir. Y a de l’esprit british dans le coin et plus si affinités. Les pelouses sont taillées aux ciseaux à ongles et soignées à la pince à épiler! Hélas, pour ce second arrêt vespéral de notre voyage force est faite de constater combien le front de mer a été massacré par l’une de ces vagues d’immeubles en béton comme la France en a eu la manie dans les années 60, au détriment des petits bijoux de l’époque de la mode des bains de mer. Rares sont les survivants.

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Il en reste heureusement davantage au centre gentiment animé en cette saison. Et avec la Poissonnerie-Restaurant Pérard impossible de se tromper. Cerise sur le gâteau, Første a pu se brancher au réseau de l’hôtel Mercure-Thalassa tout en bout de plage. (14 kW/h). Si elle n’a pas vue sur la mer dans son vaste parking souterrain, nous depuis la chambre si. Aux premières loges. Et j’ai eu du mal à m’arracher au plaisir du spectacle pour gagner mon lit. Mais quels beaux rêves iodés nous avons vécus cette nuit là.

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Quatrième jour jusqu’à Ostende

Depuis le SUC de Rouen d’où elle nous promettait 410kms possibles à parcourir, nous en avons fait très exactement 300. Et ce matin elle nous en offre 325 à dépenser. De quoi largement atteindre le AA Golf Club de Saint Omer et ses 2 chargeurs à destination, distant de 93 kms. Mais avant cette pause déjeuner, nous avons programmé Boulogne ville riche d’histoire, de monuments et d’inédit. Je n’ai hélas eu le temps de prendre en photo le panneau de circulation à l’entrée de Boulogne par le sud. Un triangle blanc ourlé de rouge, « Attention, traversée d’oies ». Mais je pense avoir maladroitement capturé l’image de leur Mammie nourricière, médaillée de la ville pour « dévouement pour les oies ». C’est pas une belle histoire? Et imaginez le cirque quand elles traversent le carrefour au pas de l’oie aux heures de pointe…

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Vu le temps dont nous disposons il faut faire des choix. Impasse sur les ports, rapide tour dans la ville médiévale jusqu’à la Cathédrale et sa crypte, un endroit unique inscrit à l’UNESCO. Véritable dédale de salles souterraines -100 mètres de long, 1400 m2- elle sert d’écrin à une très riche collection de lapidaires et d’art sacré. Eblouissant.

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Il pleut lorsque nous rejoignons la voiture. Au golf les deux places de charge sont devant l’entrée du club-house. On branche, on mange plutôt bien à la brasserie dont le personnel est agréablement souriant et on repart.

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Cette fois-ci, « I drache ». « In a toudis miu din l’sèke éq din l’frèke » (On est toujours mieux au sec que dans l’humidité). A l’abri dans notre Model S imperméable, nous tentons de trouver la route qui mène à Wimereux repérée dans mes notes comme une jolie station balnéaire de la Côte d’Opale. Dans une autre vie. Pluie à l’horizontale, vent à démâter une caravelle, ciel alu fondu. Intrépide tentative de sortie malgré tout. Les maisons en valent la peine paraît-il. On sèchera les chaussures au sèche-cheveux de l’hôtel!!!

 

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Je n’ai cette fois-ci, égarée par cet été qui n’en finissait pas, emmené ni bottes, ni suroît. Ce qui ne m’est jamais arrivé. Or je ne les ai jamais utilisés dans nos précédents voyages. Je bats ma coulpe et clame haut et fort que j’ai eu tort, grandement tort et qu’ils m’auraient été bien utiles au Cap Gris-Nez cet après-midi.

 

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Et même au SUC de Calais !

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Dont on va s’enfuir vite fait parce qu’on risque la déprime pour de vrai. Ostende en mire, sans rien regarder autour d’autant… qu’on n’y voit rien. Même pas la frontière qu’on a pourtant franchie on ne sait trop où.

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A Ostende le vent à encore forci, mat de misère! L’entrée de la ville est vraiment moche, sorte de Benidorm belge. Sans même d’arbre dans la ville juste du béton et du bitume.
Un peu plus tard, sur la promenade Albert 1er nous sommes littéralement précipités dans le restaurant que nous avons choisi « Toi, moi et la mer » et le serveur s’arc-boute contre la porte qu’il s’emploie à fermer derrière nous. Après de pareilles émotions notre assiette n’en a que plus de saveur, valeur, au choix ou les deux.

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Je m’endors avec LE regret du jour, celui d’avoir raté quelque chose de sublime à cause du temps qu’il fait et du temps qui passe : les dunes de la Slack. Un morceau d’Irlande.

 

(Suite à demain…et on vous emmène à Lille)

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One thought on “Quelques jours dans le Ch’Nord: De Dieppe à Ostende

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