Le compte à rebours est lancé. Dans exactement un mois, tous les regards de l’industrie automobile et des passionnés de technologie se tourneront vers les Pays-Bas. En février 2026, Tesla passera son examen le plus important sur le sol européen : la démonstration officielle devant le RDW (l’autorité néerlandaise des véhicules).
Ce n’est pas qu’une simple présentation technique ; c’est le verrou réglementaire qui, s’il saute, pourrait libérer le FSD (Supervised) à travers tout le continent.
Pourquoi le RDW est-il la porte d’entrée de l’Europe ?
Pour contourner la lenteur des réglementations paneuropéennes globales, Tesla mise sur une stratégie précise : l’approbation nationale par exemption.
- L’Article 39 : Selon la réglementation de l’UE, un État membre peut accorder des exemptions pour des technologies innovantes. Si le RDW valide que le FSD répond aux normes de sécurité locales, les Pays-Bas peuvent autoriser son déploiement.
- L’effet domino : Une fois cette barrière franchie, le principe de reconnaissance mutuelle permet à d’autres pays de l’Union européenne d’adopter rapidement la même exemption sans repartir de zéro.
Un million de kilomètres de preuves
Tesla n’arrive pas les mains vides. Au cours des derniers mois, la firme a multiplié les démonstrations de force dans des conditions réelles à travers la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume-Uni.
Le système a prouvé sa capacité à gérer la complexité unique des routes européennes :
- Les tramways de Milan et de Paris.
- Les ronds-points complexes de l’Arc de Triomphe ou de Milton Keynes.
- La cohabitation avec les cyclistes dans les rues étroites d’Amsterdam.
- Les panneaux de signalisation spécifiques à chaque pays.
Avec plus d’un million de kilomètres de tests internes effectués sur 17 pays européens, Tesla affirme que son système est désormais non seulement plus fluide, mais statistiquement plus sûr qu’un conducteur humain.
Plus qu’une voiture : une révolution de l’IA
Cette démonstration de février vise à prouver une thèse chère à Elon Musk : Tesla est avant tout une entreprise d’intelligence artificielle. Contrairement aux systèmes « codés à la main » qui peinent face à l’imprévu, le FSD version 14+ repose sur des réseaux neuronaux de bout en bout.
Il n’apprend pas des règles, il apprend de l’expérience. Si le RDW donne son feu vert, cela validera cette approche technologique face à la prudence légendaire des régulateurs européens.
À quoi s’attendre pour la suite ?
Si l’évaluation de février est concluante :
- Déploiement immédiat aux Pays-Bas pour les propriétaires ayant souscrit l’option.
- Ouverture rapide des marchés voisins (Allemagne, France) via les exemptions nationales.
- Transition vers le Robotaxi : Ce succès poserait les bases du futur service de transport autonome de Tesla en Europe.
Et vous, êtes-vous prêts ?
L’excitation est à son comble, mais le RDW reste prudent, rappelant que la sécurité routière est leur priorité absolue. Le rendez-vous de février sera soit le point de départ d’une nouvelle ère, soit un rappel des défis monumentaux que représente l’autonomie totale.
Avez-vous un bon pressentiment pour cette approbation ? Pensez-vous que les routes européennes sont prêtes pour cette révolution ?
