Le mystère de la physique du Tesla Roadster enfin résolu

Pendant des années, les sceptiques et les ingénieurs ont débattu de la faisabilité technique de la promesse d’Elon Musk : une Tesla Roadster capable d’abattre le 0 à 100 km/h en moins d’une seconde. Le problème n’était pas la puissance des moteurs, mais la limite physique de l’adhérence des pneus (le coefficient de friction).

La publication récente du brevet US 12,377,920 B1 vient de lever le voile sur le « SpaceX Package ». Ce n’est pas seulement une question de propulseurs à gaz froid ; c’est une révolution de l’effet de sol actif.


Le défi : Briser le mur de la friction

Pour atteindre un 0 à 100 km/h en moins d’une seconde, une voiture a besoin d’une accélération dépassant les 2,8 g. Sur un véhicule conventionnel, même avec les meilleurs pneus de course (gomme « slick »), la physique plafonne aux alentours de 1,2 à 1,5 g de poussée avant que les pneus ne patinent inutilement.

Habituellement, l’appui aérodynamique (downforce) nécessite de la vitesse pour que l’air circulant sur les ailerons plaque la voiture au sol. À l’arrêt (0 km/h), l’appui est nul. Tesla a trouvé la parade : créer de l’appui sans mouvement.

La solution : Le système d’effet de sol actif

Le brevet détaille un système complexe qui transforme la Roadster en un véritable aspirateur industriel. Au lieu de compter sur la vitesse du vent, la voiture utilise des pompes et des propulseurs intégrés pour manipuler la pression sous le châssis.

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Comment ça marche ?

  1. Aspiration forcée : Le système utilise des ventilateurs ou l’évacuation des gaz du système SpaceX pour vider l’air situé sous la voiture.
  2. Jupes étanches : Des éléments aérodynamiques mobiles descendent pour sceller les côtés du véhicule, empêchant l’air de s’engouffrer sous le plancher.
  3. Le vide artificiel : En créant une zone de basse pression extrême sous la voiture alors qu’elle est à l’arrêt, la pression atmosphérique au-dessus de la voiture la « pousse » contre le bitume.

Le résultat : Une force de plaquage massive de plusieurs tonnes, générée instantanément. Les pneus sont tellement comprimés contre la route que leur capacité de traction est multipliée par deux ou trois, permettant de libérer toute la puissance électrique sans détruire la gomme.


Les propulseurs SpaceX : Plus qu’une simple poussée

Le brevet confirme également que les propulseurs à gaz froid (air comprimé ultra-haute pression) ne servent pas uniquement à pousser la voiture vers l’avant.

  • Poussée vectorielle : Certains propulseurs sont orientés vers le haut pour ajouter une force de compression supplémentaire sur les essieux.
  • Stabilisation : Le système compense le cabrage naturel de la voiture lors d’une accélération brutale, gardant le train avant parfaitement scellé au sol.

Pourquoi c’est historique ?

Jusqu’à présent, seule la célèbre « Fan Car » (Brabham BT46B) en Formule 1 ou la McMurtry Spéirling avaient exploré cette voie. Mais Tesla semble être le premier à l’industrialiser pour un véhicule de production avec un système de gestion de pression dynamique aussi poussé.

En résolvant l’équation de la friction par le vide, Tesla ne se contente pas de fabriquer une voiture rapide ; ils redéfinissent les limites de la dynamique automobile. Le « 0 à 100 en -1s » n’est plus une promesse marketing, c’est une certitude physique.

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