Un installateur signe un contrat avec son client, pose les panneaux — et puis plus rien pendant des mois, parfois des années. Pas à cause d’un problème technique, mais d’un dossier qui traîne dans les services d’urbanisme d’une mairie, ou d’un raccordement qui n’avance pas. C’est ce travail invisible que Mathilde Noailhac accompagne depuis 4 ans pour des installateurs photovoltaïques : urbanisme, raccordements Enedis (petits et grands producteurs), EDF SEI dans les zones non interconnectées, Consuel, stockage, projets au sol, carports et ombrières, grandes puissances. Sa structure, NLHC Gestion, se positionne comme un bureau de gestion technique, administrative et réglementaire spécialisé photovoltaïque, intervenant en service externalisé — sur plusieurs territoires à la fois, sa vraie particularité, avec une clientèle qui dépasse aujourd’hui les frontières françaises.
De la déclaration préalable au Consuel, le parcours d’un dossier
Le principe est simple sur le papier : quand un installateur signe un contrat avec son client final, il transmet les informations du projet à Mathilde Noailhac, qui prend le relais sur la gestion technique, administrative et réglementaire du dossier. Avant même de déposer la déclaration préalable, son équipe vérifie les règles d’urbanisme applicables (PLU) pour anticiper les contraintes du terrain, gagner du temps et limiter le risque de refus ou de demande de pièces complémentaires. Vient ensuite le dossier proprement dit : déclaration préalable en mairie, raccordement Enedis — pour les petits comme pour les plus gros producteurs —, attestation Consuel. Elle gère l’ensemble sans être en contact direct avec le client final, sauf demande spécifique de l’installateur.
Le délai d’instruction de droit commun d’une déclaration préalable est généralement d’un mois, hors cas particuliers, consultations ou demandes de pièces complémentaires. Dans les faits, certains projets — du dépôt du dossier jusqu’à leur finalisation complète, suivi administratif et réglementaire inclus — peuvent s’étendre jusqu’à 3 ans.
La spécificité des zones non interconnectées
Mathilde Noailhac est aussi spécialisée dans les zones non interconnectées au réseau électrique métropolitain : la Corse, la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, la Guyane et Mayotte. Les pièces exigées varient selon le territoire, le gestionnaire de réseau et les caractéristiques du projet — mais reviennent souvent : plan de masse côté, plan de coupe précis, limites de propriété clairement représentées, ligne électrique. Le gestionnaire change aussi selon la zone : Enedis en métropole, EDF SEI (Systèmes Énergétiques Insulaires) dans les territoires non interconnectés.
Malgré la digitalisation des démarches — toutes les mairies disposent aujourd’hui d’un portail d’urbanisme —, l’instruction reste une décision humaine, et les pratiques comme les délais varient sensiblement d’une commune à l’autre. « Nous assurons des relances régulières et ciblées auprès des services concernés, explique Mathilde Noailhac. L’expérience acquise sur les différents territoires nous permet de mieux connaître leurs pratiques, et d’anticiper certains délais. »
Un marché qui évolue vers l’autoconsommation et le stockage
Le secteur a changé ces dernières années. Les mécanismes de soutien et les conditions d’obligation d’achat ont évolué, avec une place croissante donnée aux appels d’offres sur certains segments de puissance — un processus plus long que l’ancien système. En parallèle, l’autoconsommation et le stockage se sont développés, et c’est aujourd’hui l’essentiel des projets que Mathilde Noailhac accompagne.
Ces installations avec batterie demandent une rigueur particulière : le dossier technique doit correspondre exactement à l’installation réelle. Une fois les travaux terminés, le responsable de chantier remplit un questionnaire Consuel qui doit coller point par point à ce qui a été installé.
Pourquoi les logiciels ne suffisent pas encore
C’est sur ce point que le témoignage de Mathilde Noailhac tranche avec le discours ambiant sur la digitalisation du métier d’installateur (Tesla Mag évoquait récemment les logiciels qui digitalisent le métier d’installateur). De nombreux logiciels promettent de générer automatiquement un dossier technique. Sur le terrain, et en particulier dès qu’il y a une batterie dans l’installation, la promesse ne tient pas : « il y a trop de risque de rejet par le Consuel, c’est une perte de temps », constate-t-elle.
Même chose pour les plans de masse, de façade et de coupe : NLHC Gestion dispose en interne d’un service dédié à la réalisation des plans et pièces graphiques, notamment pour les projets les plus complexes. « Je ne vois pas comment un logiciel peut produire un plan de façade ou un plan de coupe — il faut dessiner la façade », note Mathilde Noailhac, qui n’exclut pas que l’intelligence artificielle comble un jour cet écart.
Trois profils, une même problématique
Dans sa clientèle, Mathilde Noailhac distingue trois profils qui reviennent souvent.
Il y a d’abord le responsable administratif débordé : comptabilité, RH, clients, suivi des chantiers — il ou elle ne peut pas tout absorber, les dossiers s’accumulent, et certains chantiers finissent par prendre du retard. NLHC Gestion intervient alors en renfort sur cette partie spécialisée et chronophage.
Il y a ensuite le dirigeant qui gère encore tout lui-même, pensant parfois économiser — alors qu’il consacre un temps considérable à ses dossiers, avec parfois des refus Consuel ou EDF SEI qui rallongent encore les délais, au détriment du commercial, de ses équipes et du développement de son entreprise. Plusieurs clients de Mathilde Noailhac ont vu leur activité progresser depuis qu’ils ont délégué cette partie.
Enfin, elle travaille aussi avec des structures et des groupes plus importants qui, dans le contexte actuel du marché, préfèrent externaliser cette fonction plutôt que mobiliser ou recruter un poste à temps plein — de quoi adapter leurs coûts au volume réel de dossiers, sans recrutement spécifique, salaire fixe, ni gestion des congés et des remplacements.
Le principe reste le même dans les trois cas : soulager l’installateur pour qu’il se concentre sur le développement de son entreprise. Le coût de la prestation est intégré au devis transmis au client final ; selon le prix auquel l’installateur choisit de le refacturer, certains clients conservent une marge commerciale de l’ordre de 20 à 30 % sur cette ligne — une marge qui dépend de leur propre tarification, pas une garantie de NLHC Gestion. En échange, l’installateur a accès à un espace de suivi en temps réel de tous ses dossiers, et peut joindre Mathilde Noailhac directement par WhatsApp pour une réponse dans les heures qui suivent.
Côté tarification, deux formules : une prestation à l’unité, avec des tarifs différents entre ZNI et métropole selon la complexité réelle des plans à produire, ou des packs de dossiers vendus par entreprise, avec une option batterie.
L’offre exclusive pour les lecteurs de Tesla Mag
Mathilde Noailhac propose aux installateurs qui la découvrent via Tesla Mag le traitement d’un premier dossier offert, pour les 10 premières demandes. L’idée : leur permettre de tester concrètement la collaboration et sa façon de travailler, avant d’envisager, s’ils sont satisfaits, une collaboration plus durable avec NLHC Gestion.
Conditions : offre réservée aux installateurs professionnels (pas aux particuliers), pour une installation jusqu’à 6 kWc sans batterie, valable en métropole comme en zone non interconnectée, et limitée à un dossier par entreprise. Il suffit de mentionner le code NLHC10 — ou simplement Tesla Mag — lors de la prise de contact, par e-mail, LinkedIn ou téléphone au +33 7 56 81 99 44.
