J’ai vu le futur d’XPENG à Pékin : l’An I de l’IA Physique

Il y a quelques jours, j’ai pris la direction de la Chine pour une immersion totale dans ce qui ressemble de plus en plus au centre de gravité de la tech mondiale. Invité par XPENG pour leur Physical AI Immersive Tour, j’ai traversé les usines ultra-robotisées de Guangzhou avant de rejoindre l’effervescence de l’Auto China 2026 à Beijing.

Après avoir écouté He Xiaopeng (Chairman & CEO) et échangé avec les ingénieurs, mon constat est sans appel : XPENG ne fabrique plus seulement des voitures. En 12 ans, l’entreprise a muté pour devenir un explorateur de l’IA Physique (Physical AI), où le logiciel ne se contente plus de traiter des données, mais interagit physiquement avec le monde.

Ma rencontre avec la vision « Great Mobility »

Lors de la conférence de presse, j’ai été frappé par le changement de sémantique. On ne parle plus de « XPENG Motors » mais de XPENG Group. Ce rebranding n’est pas qu’une coquetterie marketing ; c’est le reflet d’un écosystème où la voiture, le robot et l’avion partagent un cerveau commun.

« Nous ne construisons pas seulement des véhicules, » nous a confié He Xiaopeng lors d’une session privée. « Nous créons une intelligence capable de marcher, de conduire et de voler. »

Le choc technologique : Le Robotaxi GX

J’ai pu approcher de très près le clou du spectacle : le XPENG GX. C’est une rupture technologique majeure. Contrairement aux flottes de Robotaxis que nous avons l’habitude de voir, souvent truffées de capteurs ajoutés après coup, le GX est le premier véhicule au monde conçu nativement en usine pour l’autonomie de niveau 4 (L4).

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Ce qui m’a impressionné dans sa fiche technique :

  • Un cerveau monstrueux : Il embarque quatre puces Turing, délivrant une puissance de 3 000 TOPS. Pour donner un ordre d’idée, c’est une puissance de calcul qui dépasse de loin tout ce qui circule actuellement sur nos routes.
  • Libre de toute carte : Grâce au système VLA 2.0, il n’a pas besoin de cartes haute définition. Il « voit » et « comprend » la route comme nous, ce qui lui permet de fonctionner instantanément dans n’importe quelle métropole mondiale.

Une expansion mondiale que j’ai pu mesurer

En discutant avec les représentants des 180 médias internationaux présents, j’ai réalisé l’ampleur de la force de frappe d’XPENG à l’export. En 2025, le constructeur a livré 45 000 unités hors de Chine (+96% !). En Europe, la marque ne se contente plus de figurer : elle domine. Le G6 est devenu le leader des ventes de SUV électriques intermédiaires en Allemagne, un camouflet pour les constructeurs historiques sur leurs propres terres.

L’IA, nouveau critère d’achat n°1

XPENG a partagé avec nous des données qui confirment que nous avons changé d’ère. Ce n’est plus le cuir des sièges ou le 0 à 100 km/h qui fait vendre, mais l’intelligence :

  • 98,5% des nouveaux propriétaires utilisent les fonctions de conduite autonome quotidiennement dès la première semaine.
  • J’ai été surpris d’apprendre que le temps de réflexion des clients après un essai en magasin a chuté de 44,7%. Une fois qu’on a goûté au système VLA 2.0, le retour en arrière semble impossible.

Mon premier bilan : Une longueur d’avance

Ce voyage m’a permis de comprendre une chose essentielle : XPENG a réussi à créer une boucle fermée entre le matériel (leur propre puce Turing) et le logiciel (l’IA VLA). En maîtrisant toute la chaîne, ils avancent à une vitesse qui laisse l’industrie traditionnelle sur place.

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Je suis reparti de cette première étape avec la sensation que le futur n’est plus une promesse lointaine. Avec des livraisons de voitures volantes et de robots prévues pour cette année et 2026, l’IA Physique est déjà une réalité industrielle.

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