Le Parc Spirou et Wave Island rejoignent le club très fermé des parcs de loisirs à ombrières solaires

Le 29 juin 2026, les parkings du Parc Spirou Provence et du parc aquatique Wave Island, à Monteux (Vaucluse), ont officiellement basculé sous le soleil… littéralement. Une nouvelle centrale photovoltaïque en ombrières couvre désormais 8,2 hectares de stationnement, soit l’équivalent de 12 terrains de football. Un chantier de 15 millions d’euros porté par la Communauté d’Agglomération Les Sorgues du Comtat, aux côtés de Terre et Lac Solaire et Neo Solar, filiale du groupe Neo.

Les chiffres du projet

  • Superficie : 8,2 hectares de parkings ombragés
  • Puissance installée : 12,2 MWc
  • Production annuelle estimée : environ 17,7 GWh, soit la consommation électrique d’environ 8 000 habitants
  • Modules photovoltaïques : environ 27 000 panneaux
  • CO₂ évité : près de 558 tonnes par an
  • Bornes de recharge : 40 points installés sur l’ensemble des deux sites

Concrètement, les visiteurs qui garent leur voiture sous les nouvelles pergolas et ombrières bénéficient d’une protection contre la chaleur estivale et les intempéries, pendant que les panneaux injectent leur production sur le réseau Enedis.

Spirou et Wave Island entrent dans la cour des grands

Avec cette installation, les deux parcs de Monteux rejoignent un cercle encore restreint mais grandissant en France : celui des parcs de loisirs qui transforment leurs immenses parkings en centrales solaires plutôt qu’en simples surfaces bitumées perdues.

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La référence en la matière reste évidemment Disneyland Paris, qui exploite depuis 2024 l’une des plus grandes centrales en ombrières photovoltaïques d’Europe : 82 000 panneaux sur 20 hectares et 11 200 places de parking, pour une puissance de 36,1 MWc et une production annuelle de 36 GWh, réalisée avec Urbasolar. Mais le mouvement dépasse largement le seul géant américain. Le même Urbasolar a par exemple équipé, sur un modèle comparable, les parkings des parcs Walygator Sud-Ouest et Aqualand Agen, ainsi qu’Aqualand Fréjus, dans le cadre d’un partenariat suivi avec le groupe Aspro Parks.

Spirou et Wave Island s’inscrivent donc dans une dynamique sectorielle bien réelle : les exploitants de parcs de loisirs, propriétaires de parkings XXL rarement valorisés, redécouvrent que leur bitume peut devenir un actif énergétique.

L’angle mobilité électrique : un bon élève, mais un rappel qui vaut pour tout le secteur

Sur ce projet précis, il faut le souligner : les porteurs du projet n’ont pas fait l’impasse sur la recharge des véhicules électriques. Quarante bornes ont été déployées sur les deux sites, ce qui n’est pas systématique sur ce type d’opération — beaucoup d’ombrières photovoltaïques de parkings restent aujourd’hui de simples centrales de production, injectées intégralement sur le réseau, sans un seul point de charge pour les visiteurs garés en dessous. Disneyland Paris lui-même revend l’intégralité de sa production sans dispositif d’autoconsommation dédié aux véhicules.

C’est là tout l’enjeu pour la filière : une ombrière photovoltaïque bien pensée ne devrait plus se limiter à la production et à l’ombrage, elle devrait systématiquement intégrer une brique de recharge alimentée, au moins partiellement, par l’énergie produite sur site. Les grands parkings de parcs de loisirs, de zones commerciales ou de sites industriels sont précisément les surfaces où cette logique d’autoconsommation locale a le plus de sens : les véhicules stationnent plusieurs heures, la production solaire est disponible en journée, et le foncier est déjà artificialisé. Le rendement attendu de ce type d’installation — ici une production couvrant la consommation de 8 000 habitants sur seulement 8,2 hectares — montre l’ampleur du potentiel quand ces grandes surfaces de stationnement sont enfin équipées, dans un contexte où la loi impose désormais aux parkings de plus de 80 places de s’équiper en ombrières solaires.

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Un bravo à l’équipe du Parc Spirou

Un mot pour féliciter personnellement Hervé Lux, directeur général du Parc Spirou Provence, ainsi que l’ensemble des équipes des deux parcs et de la Communauté d’Agglomération Les Sorgues du Comtat, pour avoir mené ce projet à bien. Transformer un parking de parc d’attractions en centrale solaire de 12,2 MWc n’a rien d’anodin sur le plan technique et financier, et l’exemple mérite d’être suivi par d’autres exploitants de sites touristiques en France.

L’avenir de l’énergie se construit aussi sur nos parkings — reste maintenant à généraliser le réflexe recharge sur chaque nouvelle ombrière qui sort de terre.

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