Un article de Marius:

Les passionnés de l’industrie automobile ont déjà remarqués le tournant électrique pris par les constructeurs automobiles actuels.

Certains constructeurs, à l’image de l’alliance Renault-Nissan, ont déjà énormément investi dans la technologie électrique et possèdent aujourd’hui de solides bases sur lesquelles ils peuvent s’appuyer. D’un autre côté ceux qui, dans un premier temps, étaient un peu frileux à l’idée d’investir dans cette nouvelle technologie ont dévoilés leurs plans concernant le lancement imminent de modèles 100% électriques. Je vous renvoie à mon précédent article pour plus d’informations à ce sujet.

Toutefois, les projets les plus percutants sont faits par des entreprises qui ne sont encore que de jeunes pousses dans l’industrie automobile. Tesla a ouvert la voie en mettant en route la construction de la Gigafactory, cofinancée par Panasonic. Le coût final est estimé à 5 milliards de dollars, dont plus d’un milliard à la charge de Tesla.

La réalisation de la Gigafactory a permis à Tesla de mettre en place une nouvelle barrière d’entrée sur le marché du 100% électrique. Mais des start-ups courageuses, soutenues par d’ambitieux investisseurs, sont prêtes à relever le défi et à forcer l’entrée de ce nouveau marché.

C’est le cas par exemple de l’entreprise chinoise LeEco.

A l’origine cette entreprise chinoise était spécialisée dans la création et la distribution de contenus digitaux et les nouvelles technologies. Après avoir investi dans la start-up Faraday Future établie en Californie et dont l’ambition est de percer dans l’industrie de l’automobile 100% électrique, LeEco a développé son premier modèle, la LeSee. Ce concept car a été dévoilé en avril 2016. L’objectif de la marque est de faire en sorte que son premier modèle soit capable de concurrencer la Tesla Model S. En effet, en plus de travailler sur les performances techniques telles que l’autonomie ou la puissance, LeEco souhaite faire en sorte que ses voitures disposent d’un système de conduite assistée semblable à l’Autopilot de Tesla et qu’elles soient entièrement connectées.

Jia Yueting, PDG et fondateur de LeEco, a pour ambition de produire 400.000 véhicules électriques par an à partir de 2018 grâce à une usine, semblable à la Gigafactory, qui sera construite en Chine, dans la province de Zhejiang, au sud de Shanghai. L’usine sera également mise à disposition des partenaires de la marque. « Le Wall Street Journal rapporte que l’usine à venir, localisée dans l’est de la province de Zhejiang, sera capable de produire 400.000 voitures par an et sera partie intégrante d’un grand parc à thème centré sur l’automobile  dont le coût est estimé à 3 milliards de dollars» précise Fortune Magazine.

Faraday Future, de son côté, a fait part de sa volonté de faire appel à des investisseurs asiatiques afin de construire une usine au nord de Las Vegas. Le projet, estimé à 1 milliard de dollars, nécessite cependant le soutien de l’état du Nevada. Le trésorier du Nevada demeure quelque peu réticent à investir l’argent de ses contribuables dans une usine majoritairement financée par des investisseurs chinois dont les capitaux reposent sur la situation boursière de leurs entreprises en Chine.

 

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Enfin comment ne pas évoquer Detroit Electric.

La marque, ressuscitée en 2008, fut l’une des pionnières de l’industrie automobile à partir de 1907 en commercialisant uniquement des véhicules électriques. Ce qui rappelle que l’idée du véhicule électrique ne date pas d’aujourd’hui. Malheureusement à cette époque la production d’électricité en était à ses balbutiements et le roi pétrole, beaucoup plus rentable, a eu raison de la marque et de ses modèles électriques. En mettant la clé sous la porte en 1939, les dirigeants ne pensaient pas qu’un jour l’énergie fossile qui les a condamnés serait remise en question.

Pour ceux qui sont friands d’anecdotes historiques, la suite leur plaira surement.

Thomas Edison, grand amateur de la marque, apportera à celle-ci des batteries nickel-fer qui seront proposées en option jusqu’en 1916 en remplacement des batteries au plomb, plus lourdes et dont le temps de recharge était plus long. Thomas Edison, pionnier de l’électricité était jusqu’en 1884 l’employeur de Nikola Tesla avant que ce dernier soit licencié pour avoir osé soutenir le courant alternatif plutôt que le courant continu.

Qui aurait cru qu’un siècle plus tard deux marques, l’une portant le nom de Nikola Tesla et l’autre, réveillée après 70 ans de sommeil, dont Thomas Edison était un fervent amateur et collaborateur, deviendraient concurrentes ?

En effet, Detroit Electric a lancé en 2016 son premier modèle, la SP:01, un roadster 100% électrique basé sur le châssis de la Lotus Elise. Cela rappellera aux connaisseurs les premiers pas de Tesla dans l’industrie automobile. Le roadster Tesla était également élaboré à partir d’un châssis de Lotus Elise à l’époque. Ce roadster signé Detroit Electric possède des caractéristiques honorables pour un premier modèle. 288km d’autonomie, un 0 à 100 km/h réalisé en 3,9 secondes et une vitesse maximale de 250 km/h.

La marque ne compte pas en rester là et présente déjà de sérieuses ambitions. Une nouvelle sportive est attendue d’ici 18 mois. Detroit Electric souhaite ensuite développer une berline et dans la foulée un SUV qui devront voir le jour en 2019 ou 2020. D’un point de vue production, l’entreprise envisage un volume compris entre 50.000 et 60.000 véhicules par an.

Ces « new players » ont de solides projets et une véritable volonté de percer dans l’industrie du 100% électrique. Bien qu’ils n’aient pas eu l’occasion de prouver ce dont ils étaient capables à grande échelle, ils pourraient devenir de sérieux concurrents dans les années à venir et les constructeurs actuels seraient avisés de garder un œil sur eux s’ils veulent éviter de se faire surprendre .

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One thought on “Tesla: la concurrence des « news players »

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