J’ai fait 35 000 km par an dans un Peugeot 3008 essence. Depuis que j’ai une Tesla, je ne regarde plus les prix à la pompe.

Je suis commercial. Je vis dans ma voiture. 35 000 kilomètres par an, c’est ma réalité depuis dix ans. Gironde, Charente, Lot-et-Garonne, remontée sur Bordeaux le vendredi soir. Deux nuits en hôtel par semaine, trois stations-service par semaine, et une relation au prix du carburant que mes collègues qui font le trajet domicile-bureau ne comprennent pas tout à fait.

En janvier 2025, j’avais un Peugeot 3008 1.2 PureTech 130 essence en LLD professionnel. Belle voiture. Confortable. Agréable à conduire. Et en mars 2026, le SP95 à 1,91 € le litre.

Voilà comment ça a changé.

Ce que mon 3008 me coûtait vraiment

Soyons précis, parce que la précision est ce qui m’a convaincu.

Le 3008 essence affiche une consommation réelle de 6,5 à 7,0 L/100 km en usage mixte. Pour moi, grand rouleur avec beaucoup d’autoroute, ma moyenne réelle était de 7,2 L/100 km — le moteur trois cylindres en charge soutenue sur département.

Calcul mensuel sur 3 000 km : 3 000 km × 7,2 L/100 × 1,91 €/L (SP95 mars 2026) = 412 €/mois de carburant

En septembre 2024, le SP95 était encore à 1,62 €. Le même trajet me coûtait 350 €. En six mois, sans rien changer, j’avais pris 62 € par mois dans la figure. Soit 744 € par an de surcoût, juste parce que le marché pétrolier avait bougé.

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Sur l’année 2025, j’ai dépensé 4 320 € en carburant.

À ça, ajoutez les frais remboursés par l’entreprise : indemnités kilométriques ou carte carburant selon les entreprises. Dans mon cas, la carte carburant de l’entreprise couvrait la totalité — ce qui signifiait que l’entreprise, elle, sentait la hausse.

Pourquoi j’ai voulu passer à l’électrique malgré le profil gros rouleur

C’est là où on m’attendait : « Toi avec tes 35 000 km, tu peux pas rouler en électrique. L’autonomie est trop limitée. »

J’ai entendu ça des dizaines de fois. Et c’est précisément parce que j’entendais ça que j’ai creusé le sujet. Parce que les gens qui disent « l’électrique ne convient pas aux gros rouleurs » raisonnent souvent avec un électrique générique à 400 km d’autonomie WLTP. Pas avec une Tesla Model 3 Grande Autonomie à 702 km WLTP — soit environ 550 km réels en conditions normales sur autoroute.

Mon trajet le plus long en une journée : Bordeaux-Limoges-Périgueux-Bordeaux, soit 430 km. Avec la Model 3 GA chargée à 100 % le matin, ce trajet se fait sans recharge. Un seul autre trajet sur les vingt que je fais en moyenne par mois dépasse les 450 km — et là, un arrêt Superchargeur de 20 minutes suffit.

J’ai fait le calcul trajet par trajet. Sur l’ensemble de mon agenda mensuel, je n’aurais besoin que de 3 à 4 arrêts Superchargeur supplémentaires par rapport à ce que j’aurais fait de toute façon en m’arrêtant pour manger ou prendre un café.

Ce qui s’est passé en pratique depuis six mois

J’ai pris livraison d’une Tesla Model 3 Grande Autonomie en septembre 2025, en LLD professionnel. Le loyer mensuel est légèrement supérieur au 3008 — environ 90 € de plus par mois. Mais voici ce que l’entreprise ne paye plus.

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Carburant : je recharge à l’hôtel quand ils ont des bornes (60 % des hôtels de ma chaîne habituelle en ont désormais), au Superchargeur sur les longs trajets, et au bureau le vendredi. Mon coût énergie professionnel : environ 95 €/mois — contre 412 € de carburant.

Économie mensuelle nette pour l’entreprise (déduction faite du surcoût LLD) : environ 227 €/mois. Sur douze mois : 2 724 € d’économie.

Mon DRH m’a convoqué en janvier pour comprendre comment mes frais de déplacement avaient autant baissé. Je lui ai montré les chiffres. Deux semaines plus tard, il faisait une présentation au CODIR sur la transition de la flotte.

Ce que ça change dans ma vie quotidienne de commercial

Le plus grand changement n’est pas financier. Il est cognitif.

Avant, chaque station-service était une micro-décision : est-ce que je m’arrête maintenant ou j’attends la prochaine ? Quelle enseigne a le meilleur prix sur cette portion ? Est-ce que j’ai le temps de faire le plein avant mon rendez-vous de 14h ?

Ces questions ont disparu. La navigation Tesla me dit « vous arriverez à destination avec 22 % de batterie restante — aucun arrêt nécessaire ». Si un arrêt est nécessaire, elle me dit exactement où, exactement combien de temps. Je n’ai plus à me demander quoi que ce soit.

Et quand je récupère la voiture le lundi matin après un week-end, elle est à 80 % — chargée vendredi soir au bureau. Je pars directement en clientèle. Avec le 3008, je devais souvent faire un crochet à la station avant mon premier rendez-vous du lundi.

Les trois questions que mes collègues me posent

« Et en hiver, l’autonomie chute pas ? » Oui, elle baisse d’environ 20 à 25 % par grand froid. En pratique, ça ajoute un arrêt Superchargeur sur les plus longs trajets. J’ai adapté. Sur l’ensemble de l’hiver, ça m’a coûté quatre arrêts Superchargeur supplémentaires. À 0,41 €/kWh, la facture supplémentaire était de 22 euros pour tout l’hiver.

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« Et si y’a pas de Superchargeur ? » Il y en a plus de 240 en France. Sur mes zones de déplacement — Nouvelle-Aquitaine et Occitanie — j’en ai un à moins de 50 km à tout moment. Et ça s’améliore chaque mois.

« Et si tu as un rendez-vous urgent et la batterie est basse ? » Ça ne m’est jamais arrivé. Parce que la Tesla m’envoie une alerte à 20 %, puis à 15 %, puis à 10 %. Il faut activement ignorer trois alertes successives pour se retrouver en situation critique. Avec le 3008, j’ai deux fois roulé en réserve parce que j’avais oublié de m’arrêter. L’électrique est paradoxalement plus sûr sur ce point.

Ce que je conseillerais à un autre commercial qui hésite

Faites le calcul pour votre kilométrage réel, pas pour un usage générique. Si vous faites plus de 25 000 km par an, l’avantage économique de l’électrique est massif — précisément parce que vous consommez beaucoup d’énergie. Et une Tesla Grande Autonomie n’est pas limitée par l’autonomie pour 95 % des journées de travail réelles d’un commercial français.

Le LLD professionnel est la meilleure porte d’entrée. Votre employeur peut y voir un avantage fiscal et une réduction de ses frais. Vous y gagnez en confort de conduite et en sérénité.

Et si votre DRH hésite : montrez-lui les chiffres. Les chiffres font toujours basculer les décisions que les arguments ne font pas bouger.

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