Source: BFMTV

Le marché immobilier français traverse une période difficile, marquée par une chute de plus de 40% du nombre de prêts accordés au cours des trois premiers mois de l’année, selon l’observatoire Crédit Logement/CSA. L’effondrement de la production de crédits immobiliers est incontestable et plusieurs facteurs contribuent à cette situation.

Les taux d’intérêt ont augmenté de manière significative suite aux décisions de la Banque centrale européenne (BCE), passant de 1% en début 2022 à plus de 3% en avril. Si cette hausse des taux est un mécanisme sain pour réguler l’inflation, elle pénalise les ménages qui souhaitent emprunter pour acheter un bien immobilier.

Les normes imposées par le Haut conseil de stabilité financière (HCSF) sont également pointées du doigt. Le taux d’endettement maximal de 35% et la durée de crédit limitée à 25 ans sont jugés trop stricts par beaucoup d’acteurs du marché. Les banques nationales et mutualistes ont ainsi réduit leurs offres de prêts immobiliers, rendant l’accès au crédit plus difficile pour les ménages.

La première ministre Elisabeth Borne souhaite solliciter les banques pour améliorer l’accès au crédit, estimant que celles-ci sont trop prudentes. Toutefois, les banques considèrent que c’est la demande qui doit repartir pour relancer le marché.

En effet, la hausse des taux de crédit et le niveau élevé des prix immobiliers ont conduit de nombreux ménages à renoncer à leurs projets d’achat. Pour retrouver un pouvoir d’achat immobilier similaire à celui de début 2022, les prix devraient baisser de plus de 20%.

Dans ce contexte, est-il encore possible d’acheter en gagnant 3000 € par mois nets? La réponse dépendra des évolutions du marché dans les prochains mois. La baisse des prix immobiliers et un assouplissement des conditions d’accès au crédit pourraient redonner de l’espoir aux ménages souhaitant investir. Cependant, selon Thomas Lefebvre, directeur scientifique de MeilleursAgents, la tendance baissière du marché devrait se poursuivre dans les mois à venir.

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une capacité d’emprunt maximale d’environ 203 000€

Prenons l’exemple d’un couple, Paul et Julie, tous deux salariés avec un revenu net mensuel combiné de 3 000 €. Ils envisagent d’acheter leur premier appartement et souhaitent emprunter pour financer cet achat.

Avec les taux d’intérêt actuels autour de 3%, leur capacité d’emprunt sera moins importante que si les taux étaient restés à 1% comme en début 2022. De plus, le taux d’endettement maximal de 35% imposé par le HCSF limite la somme qu’ils peuvent emprunter. Pour respecter cette règle, Paul et Julie ne peuvent consacrer plus de 1 050 € (35% de 3 000 €) par mois au remboursement de leur crédit immobilier.

Supposons qu’ils souhaitent emprunter sur une durée de 20 ans (240 mois). Avec un taux d’intérêt de 3%, leur capacité d’emprunt maximale serait d’environ 203 000 € (en utilisant une calculatrice de prêt immobilier en ligne). Cependant, la hausse des prix immobiliers rend difficile la recherche d’un bien correspondant à leur budget et à leurs critères.

De plus, les banques étant devenues plus strictes dans l’octroi de crédits, Paul et Julie pourraient rencontrer des difficultés pour obtenir un prêt, surtout s’ils ne sont pas déjà clients d’une banque proposant des prêts immobiliers. Ils devront donc éventuellement revoir leurs ambitions à la baisse, chercher dans des zones moins chères, ou patienter en espérant une baisse des prix immobiliers et une amélioration des conditions d’accès au crédit.

Cet exemple illustre les défis auxquels sont confrontés les ménages comme Paul et Julie qui gagnent 3 000 € par mois nets et souhaitent investir dans l’immobilier dans le contexte actuel.

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