Pourquoi n’y a-t-il pas d’accord d’itinérance entre les réseaux de rechargement?

La recharge reste un des aspects les plus problématiques pour les propriétaires de VE ou pour ceux qui souhaitent passer à l’électrique. Et c’est bien dommage car cela pourrait être évité ! En effet, il faudrait deux petits coups de pouce : une automatisation dans la détection des problèmes sur bornes et des accords entre opérateurs afin de faciliter la connexion et pérenniser la recharge. 

Il faut d’ailleurs préciser que les autoroutes ont réussi à le faire avec les péages, alors pourquoi pas les opérateurs de recharge ? 

La recharge : comment ça fonctionne ?

Comme vous pouvez vous en douter, le fonctionnement d’une voiture électrique est différent d’une voiture à essence. La voiture électrique, n’ayant plus besoin de pétrole pour fonctionner, est donc alimentée en énergie par une borne de recharge qui envoie l’énergie au chargeur embarqué dans la voiture. Ce dernier transfère l’énergie à la batterie qui alimente toutes les composantes de la voiture.

Les véhicules électriques fonctionnent grâce à des accumulateurs d’électricité appelés batteries. Une batterie peut avoir une plus ou moins grande capacité: 50kWh par exemple. Il s’agit donc de les charger en électricité depuis le réseau électrique de votre maison, ou sur une borne de recharge publique.

En général, l’électricité provient du réseau et passe par des câbles monophasés vers des chargeurs de 7,4 kW branchés sur une Wallbox ou sur une borne publique. Il existe aussi des câbles triphasés fonctionnant avec des chargeurs de 11 kW de plus haute capacité, toujours branchés sur une Wallbox ou sur une borne de recharge électrique publique.

Les enjeux de la recharge ? 

En plein essor, le marché de la voiture électrique est à l’aube de son potentiel et suscite l’intérêt de nombreux acteurs. Qu’ils se positionnent comme opérateurs de recharge ou de mobilité, les énergéticiens et constructeurs automobiles se livrent bataille pour devenir les futurs principaux acteurs de ce marché.

A l’image des projections de l’acteur RTE (Réseau de Transport d’Électricité) qui estime le nombre de voitures électriques à l’horizon 2035 entre 5,5 et 15,6 millions sur le marché français : l’avenir de cette tendance et la part de voitures électriques dans le marché automobile est incertain.

Le développement d’un réseau de bornes de recharge vaste, interopérable et disposant d’une technologie « ultra-rapide » s’avère alors être une condition sine qua none à l’adoption par le grand public des voitures électriques. 

Quels sont les problèmes actuels de la recharge ?

Pour des prospects désireux de se renseigner sur les possibilités de recharge, Total Energies apparaît comme étant l’un des opérateurs avec des dysfonctionnements réguliers. Or, si le déploiement est important, la qualité de service importe également. Et dans ce cas précis, il s’agit visiblement des bornes de recharge qui fonctionnent le moins. 

L’internaute nous ayant remonté cette problématique a directement téléphoné aux concernés : pourquoi les bornes sont-elles non fonctionnelles ? Aucune date n’a été donnée pour la réparation alors qu’on a pourtant pas l’habitude de voir des stations service en panne… 

Un réseau à plusieurs vitesses

C’est ce qui révèle avec d’autant plus d’acuité le problème d’un réseau à plusieurs vitesses. D’un côté, les propriétaires de Tesla pour qui tout fonctionne bien, de l’autre, les stations de recharge résultant d’un bras de fer entre les pouvoirs publics et le privé. 

Par exemple, l’opérateur Nissan a été l’un des premiers et le résultat de son déploiement est plus que mitigé… 

Des incompréhensions persistantes sur le marché 

Il y a encore, même après des années, un problème de “jeunesse”. C’est-à-dire qu’il existe  des notions et des informations que les opérateurs n’ont pas. Ce qu’il faudrait, et c’est à l’œuvre actuellement, c’est que les marques qui se déploient travaillent de plus en plus avec les fabricants… 

L’idée de la start-up Freshmile d’assurer à la fois la maintenance et le service, une fois les bornes déployées, part d’une bonne intuition. Mais la qualité du service doit être automatisée pour davantage d’efficacité !

Et le travail en interopérabilité ? 

La recharge constitue une attente colossale à laquelle il faut répondre avec des investissements importants et une bonne dose de volonté. Le travail en interopérabilité serait ainsi un meilleur choix pour les propriétaires de VE.

Le principe serait un peu identique aux Superchargeurs de Tesla mais avec davantage de stations ouvertes. Il y en a en effet assez peu par rapport au nombre total… Est-ce que ce genre d’initiatives vous permettrait de sauter le pas ? 

Partagez-nous votre avis ou vos expériences en commentaires et surtout, n’hésitez pas à vous renseigner ou à vous déplacer afin de faire un recoupement des différentes sources et choisir la meilleure option pour vos besoins !

Teslam
Je suis le fondateur de Tesla Magazine et rédacteur en chef de l'ensemble des rubriques. Le contenu informatif et à haute valeur ajoutée est ma passion, n'hésitez pas à nous contacter si vous souhaitez échanger sur notre contenu.

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