Renault eWays, le constructeur réaffirme et précise son plan d’électrification

A l’occasion de la conférence Renault eWays ElectroPop, Renault a détaillé ses objectifs actuels et futurs sur l’électrification de ses véhicules. Nouveaux véhicules, nouvelles giga-factory, nouveaux moteurs…, voici les grandes annonces à retenir.

Capture d'écran de la conférence avec l'intervention de Lucas De Meo
Lucas De Meo a retracé le parcours de l’électrification de ses véhicules depuis 2009.

De nouvelles Giga-Factory

Le directeur général de Renault, Lucas De Meo, l’a annoncé. La firme au losange lancera et améliorera plusieurs usines pour les transformer en giga-factory baptisé ElectriCity à Douai. « Nous créons un écosystème compact, high-tech et efficace et cela commence par ElectriCity » précise le directeur. Cette giga-Factory avait déjà été annoncée mais elle devrait ouvrir ses portes en 2024. Elle sera reliée à la mega-factory de Cléon, qui produira chaque année un million de moteurs pour les véhicules hybrides et électriques.

Le constructeur envisage de faire travailler plus de 5000 personnes pour fabriquer 400 000 véhicules électriques d’ici 2024 et souhaite posséder plus de 90% de sa flotte en véhicule électrique d’ici 2030.

Ces gigafactory pourront être efficaces grâce à de nombreux partenariats que Renault a tissés. Tout d’abord avec la société Verkor, spécialisée dans la production de cellules de batterie. Et avec l’intégration de produits de STMI electronics pour toutes l’électronique de puissance sur les semi-conducteurs.

En parallèle Renault tente de créer les futures batteries dans son centre d’innovation français, la RG giga Factory avec un objectif de 10 GWh pour les batteries.

Carte des Giga-factory de Renault
Renault souhaite devenir un des principaux pôles de production d’Europe

10 nouveaux véhicules d’ici 2025

La marque a profité du Renault eWays pour réaffirmer la sortie de la Renault 5 dès 2024. La voiture devrait avoir plus de 400 kilomètres en WLTP avec un prix en dessous des 85 dollars par kilowattheures. La Megan E-Tech devrait elle aussi être disponible dès 2022 avec une autonomie d’environ 45 kilomètres en WLTP dans sa version 60 kilowattheures. La marque au losange a annoncé cependant plusieurs autres véhicules. Trois modèles de la gamme Alpine qui devrait être composé d’une citadine, d’un crossover et d ‘une voiture sportive lancée en partenariat avec Lotus.

Phares du futur SUV 4L
Image du futur SUV 4ever qui devrait reprendre les courbes de l’iconique 4L.

Pour rendre le véhicule électrique abordable, Renault a confirmé la renaissance d’un ancien modèle : La 4L. Sans dévoiler d’image, la nouvelle 4L devrait être un SUV qui est pour l’instant baptisé projet « 4ever ». Au total 10 nouveaux véhicules devraient être disponibles d’ici 2025 dont 7 arborant le logo en losange.

Annonce de 8 nouveaux véhicules
Renault n’a dévoilé que les courbes de certains modèles. Pour la gamme Alpine, elle sera surement annoncé par Lotus prochainement.

Batteries nouvelle génération

Actuellement dans la production de Renault électrique les batteries représentent 40% du prix total, le moteur 10%, la plateforme 20% et 30% pour le reste de la voiture. Pour Gilles Le Borgne, directeur de l’ingénierie, le but est de « réduire de moitié le coût des batteries dans les 10 années à venir ».

Renault poursuit son développement vers l’électrification de ses véhicules grand public en annonçant à l’occasion du eWays la standardisation des batteries NMC (Nickel, Manganèse et Cobalt). Pour Sophie Schmidtlin, la NMC offrira « de meilleures propriétés électrochimiques, un meilleur ratio coût-performance, une meilleure autonomie sur le cycle WLTP, des meilleures performances à basse température, et un cycle de vie plus long. » Cette technologie devrait pouvoir réduire de plus de 60% les coûts du pack batterie pour atteindre moins de 20 dollars par kWh.

Cette standardisation devrait permettre à la firme de produire 1 million de véhicules électriques d’ici 2030 et devrait commencer à être mis en place dès 2024 pour un déploiement complet en 2028.

Sophie Schmidtlin présentant la NMC.
Sophie Schmidtlin, directrice de l’ingénierie avancée chez Renault a présenté les dernières innovations sur les moteurs électriques.

Recharge accélérée

En plus de mettre l’accent sur les batteries, Renault prévoit d’améliorer leur recharge. Le constructeur espère passer de 20-25 minutes pour les recharges rapides actuelles à 12 minutes d’ici 2026 en visant un taux de recharge supérieur à 4C.

Innovations sur les moteurs

La conférence Renault eWays était l’occasion de faire le point sur les prochains moteurs, également produits en France à Cléon. Le futur moteur sera l’EESM (electrically excited synchronous motor). Le moteur utilisera une technologie récente avec un moteur à flux axials développé avec la start-up française Whylot. Le constructeur veut être le premier à construire ce moteur à grande échelle dès 2025.

Ce nouveau moteur devrait être implémenté au cœur d’un système « tout-en-un » qui engloberait également toute l’électronique de puissance et le réducteur. Le projet réduira de 40% le volume du pack et devrait surtout réduire de 30% le coût de la chaîne de production globale et augmenter l’autonomie d’une vingtaine de kilomètres. Le pack moteur plus petit devrait agrandir la taille de l’habitacle disponible pour les passagers  et du tableau de bord.

Futur moteur tout en un Renault
Déjà annoncé le moteur “tout-en-1” a été reprécisé lors de la conférence eWays.

Laurence Ecoffon, ingénieure en chef-adjoint a également précisé que l’autonomie des prochains véhicules pourrait être augmentée jusqu’à 580 km en réduisant les frottements et le poids des futurs véhicules. Une nouvelle pompe à chaleur devrait elle aussi augmenter de 54% l’autonomie par temps froid. Selon l’ingénieure en chef-adjointe, la future Megan E-Tech pourrait être capable de faire un trajet Paris-Lyon avec seulement un arrêt de 30 minutes.

Recyclage des batteries

Points importants de cette conférence eWays, Renault est revenu sur le recyclage des batteries de ses voitures. Grâce à sa filiale Indra et à son partenaire Veolia, Renault a déjà recyclé plus de 75 MWh des batteries. Le partenariat avec Solvay permet quant à lui de récupérer les matières premières comme le Cobalt, le Nickel et le Lithium pour qu’il puisse être réutilisé. « Aujourd’hui le recyclage d’une batterie coûte environ 1000 euros mais d’ici 2030 , nous espérons réduire par 3 ce cout », précise Clotilde Delbos, directeur général de la marque Mobilize rattachée au groupe Renault.

Les batteries récupérées avec les concessionnaires seront envoyées dans la Refactory de Flins ou un partenariat avec Veolia et Solvay permettra de récupérer jusqu’à 80% des minéraux. Les matériaux précieux utilisés dans les batteries comme le cobalt, le nickel ou le lithium pourront ensuite être réinjectés dans des nouvelles batteries. En ce sens Renault souhaite contrôler au mieux la chaîne de vie de ses batteries électriques.

Plateau de la conférence Renault eWays
Clotilde Delbos, directeur général de la marque Mobilize a fait le point sur le recyclage des futurs batteries électriques du groupe.

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