La fin de l’année 2025 marque un tournant crucial pour le marché automobile français, avec des chiffres qui témoignent d’une transformation en profondeur. En décembre 2025, le marché des véhicules particuliers (VP) a enregistré une baisse de 5,84%, tandis que le segment des véhicules utilitaires (VU) a légèrement progressé de 0,65%. En cumulant les deux segments, le marché global VP+VU est en repli de 4,85%. Le contraste est saisissant lorsque l’on corrige ce chiffre en fonction des jours ouvrés supplémentaires par rapport à décembre 2024, révélant une baisse de 10,12%.
Le marché automobile français a reculé de 5,02 % en 2025 avec 1 632 154 immatriculations, mais les véhicules électriques ont franchi un cap symbolique en atteignant 20 % de part de marché. Cette progression de 5 points par rapport à 2024 contraste avec un déficit cumulé de plus de 3,1 millions d’unités neuves depuis 2020, accélérant le vieillissement du parc. La recomposition du paysage concurrentiel s’accélère avec l’émergence des marques chinoises et le recul de certains acteurs historiques.
- Les ventes de véhicules électriques purs ont grimpé de 12 % en 2025, tandis que les modèles hybrides enregistraient une croissance de 11 %.
- Le marché global VP+VU a chuté de 4,85 % en décembre 2025, une baisse corrigée à 10,12 % en tenant compte des jours ouvrés supplémentaires.
- Renault conserve la tête du marché français en 2025, devant Peugeot et Dacia, dans un contexte de repli concentré sur un nombre limité de groupes.
- Les prévisions pour 2026 tablent sur un marché sous la barre des 1,7 million d’unités, avec une pénétration des véhicules électriques attendue à 25 %.
La croissance des véhicules électriques : un rayon de soleil dans un ciel nuageux
Malgré ce bilan morose, les véhicules électriques (VE) continuent de croître, soutenus par des incitations gouvernementales et une offre de plus en plus en phase avec les attentes des consommateurs. Cette dynamique positive s’illustre par une part de marché des VE qui s’élève à 20% en 2025, soit une augmentation de 5 points par rapport à 2024. Les modèles hybrides ne sont pas en reste, enregistrant une croissance de 11%, tandis que les véhicules électriques purs ont vu leurs ventes grimper de 12%. Ce segment est devenu le moteur de la croissance du marché automobile, contrebalançant la tendance négative générale.
L’impact du contexte économique et des tendances structurelles
L’année 2025 se termine avec 1 632 154 immatriculations de véhicules particuliers, en baisse de 5,02% par rapport à 2024 et de 8,03% par rapport à 2023. Depuis 2020, le marché a perdu plus de 3 100 000 unités neuves mises sur la route, ce qui a pour conséquence le vieillissement rapide du parc automobile français et des enjeux majeurs en termes d’entretien. La concentration du recul du marché sur un nombre limité de groupes contraste avec la résistance de certains acteurs. Renault, en tant que leader du marché, mène la danse, suivie par Peugeot et Dacia.
Une recomposition du paysage concurrentiel
L’année 2025 voit également une recomposition des parts de marché avec l’émergence significative des marques chinoises et l’effet pénalisant à court terme de Tesla et Peugeot. La répartition des parts de marché reste dynamique et en réajustement continuel même dans un contexte de baisse.
Perspectives pour 2026 et le marché de l’occasion
Bien que le solde des commandes à fin novembre 2025 soit négatif à -2,2%, la reprise post-été génère des espoirs pour 2026. Les prévisions indiquent toutefois un marché en deçà des 1 700 000 unités pour l’année à venir, avec une pénétration des VE de 25%. Parallèlement, le marché de l’occasion enregistre une légère progression de 0,5%, dominé par les transactions de particuliers et les véhicules de plus de dix ans. Les consommateurs s’adaptent en conservant leurs voitures plus longtemps ou en se tournant vers des véhicules d’occasion de plus de cinq ans, une tendance qui se renforce après six années de déficit de nouvelles immatriculations.
