Gigafactory Tesla: Une nouvelle équipe pour augmenter la cadence de production

Toujours plus soucieux de basculer d’un modèle classique au modèle idyllique d’un schéma énergétique durable, Tesla bouscule les codes, mais surtout le marché automobile mondial avec la construction de ses Gigafactory.

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MAJ 08/05/22 : Une extension pour la Gigafactory Shanghaï

D’après Reuters, Tesla chercherait à augmenter la production de véhicules de la Gigafactory Shanghai à partir du 16 mai. L’entreprise souhaite atteindre cet objectif en ajoutant une nouvelle équipe à l’usine de voitures électriques basée en Chine. 

En ajoutant la deuxième équipe, la publication estime que Giga Shanghai pourrait atteindre une production de 16 900 véhicules par semaine. Ce chiffre est déjà très proche de la production de Giga Shanghai avant les fermetures de Covid à la fin mars. 

La Gigafactory Shanghai est le principal centre d’exportation de véhicules de Tesla, fournissant des unités Model 3 et Model Y à des territoires tels que l’Europe et d’autres pays d’Asie. L’année dernière, cette usine a représenté environ la moitié des véhicules que Tesla a produits et livrés.

Cependant, malgré les effets négatifs des récents blocages de l’usine, Elon Musk a indiqué lors de la conférence téléphonique sur les résultats de Tesla pour le premier trimestre 2022 qu’il restait optimiste quant à l’usine de véhicules électriques de Tesla en Chine. 

Tesla China n’a pas émis de commentaire sur cette affaire. 

Quelle est l’ambition d’Elon Musk avec ses « Gigafactory »?

Avec l’ambition d’avoir l’usine la plus grande du monde d’ici quelques années, Elon Musk voit de plus en plus grand pour accélérer la transition écologique de ses véhicules. Autosuffisantes et alimentées par la plus grosse installation de panneaux solaires, les nouvelles « Gigafactory Tesla » sont de vrais bijoux de technologie qui nous projette déjà dans un futur beaucoup plus vert.

Aujourd’hui trois de ses Gigafactory sont déjà construites et trois restent encore en cours de construction, dont celle de Berlin qui ne fait pas toujours l’unanimité, notamment auprès de ses concurrents. Cependant Tesla affiche clairement ses ambitions : des véhicules autonomes énergétiquement et, in fine, plus abordables, ce qui ne plaît pas toujours.

Avec cette démarche, le constructeur automobile prévoit la création d’emplois qui, sur certains sites, peuvent atteindre jusqu’à 40 000 postes. Si celles-ci n’ont, sur le papier, que des avantages et promettent beaucoup, découvrons ce qu’en pensent les différents pays d’implantations de ces « supers usines » et comment ils ont décidés de gérer l’implantation de ces sites sans commune mesure, en accord avec leur culture et leur population.

Tesla Giga Nevada ou la première Gigafactory de Tesla

Tesla Gigafactory Nevada
Tesla Gigafactory Nevada

Située dans l’État du Nevada aux Etats-Unis, la Gigafactory 1 de Tesla, d’une superficie de 180 000 m²,  a débuté sa construction en 2004. Promettant d’être totalement autosuffisante et de ne produire (presque) aucun déchet lié à son activité, c’est naturellement aux États-Unis qu’Elon Musk a décidé de construire son premier site. Profitant d’un désert comme environnement, la Tesla Giga Nevada n’avait aucune raison d’embêter ses voisins, quasi-inexistants.

Produisant essentiellement des batteries lithium-ion, cette (super) usine à l’ambition de réduire de 30% les coûts de production de la fameuse batterie de Tesla. En 2018, celle-ci produit la plus grosse quantité de batterie au monde en termes de kWh, plus que tous ces autres concurrents réunis. Chapeau ! 

La Tesla Giga Nevada a plutôt bien été perçue par ses habitants, et surtout par le gouverneur du Nevada, Brian Sandoval, qui a estimé que l’État profiterait des retombées économiques à hauteur de 100 milliards de dollars, durant les deux décennies suivant la construction de l’usine.

Déclaration contestée par certain économistes qui soulignent une estimation « imparfaite » et qui ne tient pas compte du nombre d’emplois créés, mais surtout du nombre de visiteurs locaux venant s’installer dans l’état. Sachant que le nombre de postes est estimé à hauteur de 6500, le Nevada a bien de quoi s’agrandir.

L’usine Tesla de Fremont, une reprise d’usine bien engagée pour Tesla

Tesla Gigafactory Fremont
Tesla Gigafactory Fremont

L’usine Tesla de Fremont est la Gigafactory 2 du groupe automobile. Situé à Fremont dans l’État de la Californie, l’usine est depuis 2010 le principal site d’assemblage des Tesla. Définit comme l’un des plus grands bâtiments au monde en termes de prise au sol, celle-ci n’a cependant pas été créée de toute pièce comme sa précédente.

En effet, elle abritait notamment la coentreprise regroupant General Motors et Toyota, connue sous le nom de New United Motor Manufacturing, Inc. Ouverte en 1962 en plein cœur du boom économique, elle a cependant du fermer ses portes en 1982. Rouverte en 1984, ce n’est qu’en 2010 que Tesla en fait l’acquisition, notamment pour y assembler le Model S.

Tesla sauve donc l’usine d’une fermeture certaine de la part de Toyota souhaitant quitter le site en mars 2010. Le constructeur saute sur l’occasion pour y implanter un nouveau site de fabrication, alors que celui-ci est en pleine expansion. Elle sauve les emplois menacés, une mesure, on s’en doute, plutôt bien accueillie par les employés y travaillant !

Elle reste cependant une usine classique, sans promesse de transition d’une production plus propre, et respectueuse des valeurs de Tesla et de son environnement. Un bémol pour cette seconde usine titanesque plutôt bien partie d’un point de vue social.

Tesla Shanghai, première Gigafactory hors du sol américain

Approuvée par les autorités de la ville de Shanghai en 2018, la nouvelle usine internationale de Tesla a pour but principal de produire les véhicules de type Model 3 et Model Y avec un objectif de production de 250 000 véhicules par jour.

Cependant il faut savoir que cette nouvelle usine ne sera dédiée qu’au marché chinois. La superstructure, d’une superficie de 864 885 m2 ouvre donc ses portes en 2018 moins d’un an après le début de sa construction, un record. Et ce n’est pas la seule particularité de cette usine ; En effet, elle est la première usine chinoise à être détenue à 100% par un étranger, une première.

Premier Model Y livré depuis l’usine de Shanghai en janvier 2021 (source : tom’s guide)

Visionnaire, l’usine Tesla de Shanghai doit permettre à Tesla d’accéder au marché intérieur chinois, très exigeant, et notamment à l’exonération de la taxe de 25% sur les importations de véhicules étranger qu’applique le pays. Tesla adopte un positionnement haut de gamme, à l’image de la marque, et fait de son produit une nouvelle pépite, accessible à partir de 355.800 yuans, soit 50.329 dollars.

Équipée de la dernière technologie de pointe, cette usine a, de par sa structure et ses valeurs, tout pour plaire sur le papier. Cependant le marché chinois est un marché colossal et soumis à de nombreuses contraintes. Les différences culturelles marquées entre les deux pays n’ont cependant pas effrayé Elon Musk, qui est venu en personne faire la cérémonie d’inauguration, afin de prouver aux consommateurs et investisseurs chinois que ses produits avaient tout pour plaire et se faire une place.

Les nouvelles Gigafactory prévues par Tesla et notamment la controversée usine de Berlin.

Berceau européen de l’automobile, avec une portée mondiale, la capitale allemande se voit bouleversée par le projet d’Elon Musk et par l’implantation de la « petite » dernière de la marque.

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Maquette du projet final de la nouvelle usine de Berlin

Le projet a été présenté il y a quelques mois : à Grünheide, à 30 kilomètres de la capitale allemande, la future usine européenne du constructeur californien sort de terre à une vitesse impressionnante. 

« Il a vraiment fallu qu’il vienne s’installer chez nous, celui-là !« , s’emporte notre chauffeur, sans masque. « Tu ne trouves pas qu’il aurait pu se mettre 100 km plus à l’est ? Là-bas, dans la Lusace, ils vont fermer les mines de lignite ! C’est déjà pollué, il n’y avait qu’à se mettre dessus, non ?« , s’agace-t-il. « Moi, l’industrie je suis pour, en général, mais il faut que ça reste de taille raisonnable. Et puis l’eau ? Déjà qu’on en manque ici en été ! Ce type va nous assécher avec son usine ! »

Voilà notamment les propos recueillis par Le Monde d’un automobiliste berlinois. Des propos quelque peu négatifs, représentatifs d’un sentiment d’envahissement de cette usine, elle aussi, colossale.

Gigafactory Berlin
L’usine Tesla de Berlin sortant de terre à seulement 30 km de la capitale fédérale allemande

Pourtant, là encore, sur le papier, le projet a tout pour plaire : la création de 12 000 emplois potentiels, les nombreuses retombées pour les sous-traitants locaux, mais aussi les nombreux engagements environnementaux encore une fois pris par Tesla.

Il s’agit cependant du plus gros investissement jamais fait depuis la réunification. Mais le scepticisme ambiant est encore bien présent et de nombreuses personnes, dont des militants écologistes, n’hésitent pas à montrer leur colère face caméra. Alors quelle va être l’issue de cette situation quelque peu complexe et ne plaisant pas au plus nombreux ? La suite au prochain épisode !

Rédaction Tesla Mag
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2 Commentaires

  1. Un désastre écologique sans précédent !
    Et on laisse faire…
    Faire de petites voitures thermiques qui consomment très peu de masse très réduite…est bien plus écologique que des Tesla avec des batteries de : 600 kg de masse qu’on ne saura pas recycler ! qui utilisent des terres rares en masse et qui polluent plus que le pétrole !

  2. Belle concentration d’arguments d’un autre temps inventé par les lobby pétroliers !
    Met tes informations a jour !
    – recyclage à plus de 95%
    – pas de terre rare dans les batteries (mais dans les pots catalytique : oui)
    et l’usine sera recouverte de panneaux photovoltaïque comme dans le Nevada !
    et les arbres seront replantés !
    Ce qu’on laisse faire, c’est l’exploitation des gaz de schiste et les marées noire !

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