Actu mobilité électrique XPeng Robotaxi : XPENG obtient le feu vert du niveau 4 à Canton et discute avec des plateformes européennes

Robotaxi : XPENG obtient le feu vert du niveau 4 à Canton et discute avec des plateformes européennes

XPENG passe à l’étape commerciale de son robotaxi. Le constructeur chinois a obtenu l’autorisation d’opérer des démonstrations de robotaxi de niveau 4 dans toute la ville de Canton, sa ville siège, a-t-il annoncé le 26 octobre. Le service, baptisé XPENG YOYO, s’ouvre d’abord sur invitation. Et XPENG dit discuter avec « plusieurs grandes plateformes de mobilité européennes ».

Des robotaxis XPENG YOYO roulent en file sur une avenue arborée de Canton
Des robotaxis XPENG YOYO à Canton. Photo : XPENG.

Ce que XPENG a obtenu

Selon le communiqué de XPENG, l’entreprise a reçu la qualification d’exploitation de démonstration de véhicules intelligents connectés de Canton (Guangzhou). Elle lui permet de faire rouler son robotaxi de niveau 4, c’est-à-dire sans intervention d’un conducteur dans son domaine d’emploi, sur l’ensemble de la ville. XPENG y voit le passage de la « validation technologique » à la validation des opérations et du modèle commercial.

Concrètement, il ne s’agit plus seulement de conduire : il faut répondre aux commandes, répartir les voitures, prendre en charge les passagers et gérer les imprévus. Dans un premier temps, XPENG continuera d’ouvrir l’accès par codes d’invitation, en élargissant peu à peu sa zone. Le communiqué ne précise pas si un opérateur de sécurité reste à bord, et ne donne ni nombre de véhicules, ni tarif, ni date d’ouverture au grand public.

Fournisseur de technologie, pas exploitant de flotte

XPENG rappelle sa stratégie : selon son PDG He Xiaopeng, cité dans le communiqué, le robotaxi de la marque se positionnera comme « fournisseur de technologie » et non comme exploitant de grandes flottes. Le constructeur veut vendre à des partenaires une solution intégrée (véhicule, logiciel de conduite autonome et IA) et se rémunérer sur le matériel, les services et une commission.

Côté technique, chaque véhicule embarque quatre puces Turing développées par XPENG, pour 3 000 TOPS de puissance de calcul, et le modèle VLA 2.0. Le nom commercial, XPENG YOYO, a été annoncé début octobre.

Et l’Europe ?

C’est la phrase à retenir pour nous : XPENG dit être « en discussions avancées avec plusieurs grandes plateformes européennes de mobilité », sans les nommer, et compte s’appuyer sur l’expérience de Canton pour un déploiement localisé. Aucun pays, aucune ville et aucune date ne sont annoncés.

En Europe, la conduite automatisée reste encadrée pays par pays et au niveau de l’Union. Même la conduite assistée supervisée de Tesla n’y est autorisée que dans une dizaine d’États, comme le montre notre dossier Le FSD face aux gouvernements européens.

Où en est Tesla ?

Tesla, de son côté, exploite déjà son service Robotaxi aux États-Unis, avec plus de 3,1 millions de miles parcourus sans personne au volant selon son rapport de sécurité (notre article). Et son FSD (Supervised) affiche une collision grave tous les 9,7 millions de kilomètres en Amérique du Nord, selon les derniers chiffres publiés ce mardi (notre article).

Pour suivre XPENG en France, lisez aussi notre récit du lancement du G9L au Mondial de l’Auto et celui de son premier robotaxi de série.

Source : communiqué de XPeng Inc., « XPENG Robotaxi Granted L4 Demonstration Operation Qualification in Guangzhou, Accelerating Physical AI Commercialization », Canton, 26 octobre 2026 (xpeng.com). Traduction Tesla Mag.

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