Le 2 septembre 2026, Philippe Tabarot annonçait sur X un « échange constructif » avec Elon Musk au sujet du FSD de Tesla — un revirement notable six semaines après avoir jugé le système « pas suffisamment sûr ». Le ministre chargé des Transports a précisé que la France travaillait depuis plusieurs mois avec Tesla sur des adaptations techniques en vue d’une homologation. Deux véhicules équipés du FSD ont depuis été mis à la disposition des autorités françaises pour leurs propres essais indépendants sur route.
Le calendrier est serré : le gouvernement français vise des premiers résultats dès la seconde quinzaine de septembre — soit maintenant — en vue du vote du Comité technique des véhicules à moteur prévu à Bruxelles le 6 octobre, qui pourrait ouvrir la voie à une homologation du FSD à l’échelle européenne, ou être reporté à début décembre.
Une vérification indépendante, pas une simple reconnaissance
Aux Pays-Bas, une première homologation européenne avait déjà été obtenue le 10 avril 2026. La France suit un chemin similaire, mais avec sa propre vérification indépendante plutôt qu’une simple reconnaissance mutuelle : les essais menés par les autorités françaises doivent livrer leurs conclusions avant le vote du 6 octobre, sur une fenêtre de quelques semaines seulement.
Techniquement, le FSD reste un système d’aide à la conduite de niveau 2 : le conducteur demeure responsable et doit pouvoir reprendre la main immédiatement, malgré son nom commercial. Le système est d’ailleurs en cours de repositionnement marketing vers « conduite autonome supervisée ».
Tesla Mag a sollicité le service de presse du ministère chargé des Transports sur l’avancée concrète de ces essais et la date à laquelle les résultats seront rendus publics — nous mettrons à jour cet article dès leur réponse.
Sources : compte X de Philippe Tabarot (2 septembre 2026) ; Contexte.com.
