Véhicule électrique Palmarès de la recharge en zone commerciale, 2e édition : plus d’un tiers des zones sans point de recharge

Palmarès de la recharge en zone commerciale, 2e édition : plus d’un tiers des zones sans point de recharge

La carte ne bouge pas, le fonctionnement recule. Deuxième édition du palmarès de la recharge de Tesla Mag, le baromètre des 1 295 zones commerciales ancrées par l’un des sept plus grands groupes de la distribution alimentaire : entre le 18 septembre et le 1er octobre 2026, la base nationale y a gagné 68 points de recharge, sans réduire la part de zones qui n’en ont aucun, 37 % comme à la première édition. Côté fonctionnement, la part des points qui publient leur état recule de 45,1 % à 43,6 % à points constants.

Pour le conducteur, une zone sur trois n’a aucun point de recharge déclaré dans la donnée publique, et un peu moins de bornes peuvent dire si elles fonctionnent. Retrouvez la méthode et les résultats de la première édition du palmarès.

La carte, vue du conducteur : 482 zones toujours sans point

Au 1er octobre 2026, 482 des 1 295 zones commerciales du périmètre n’ont aucun point de recharge ouvert au public dans la base nationale, contre 483 au 18 septembre. La part reste de 37 %. Le mouvement est minime : deux zones ont gagné leur premier point, une a perdu tous les siens. Pour qui prépare ses courses et sa recharge à partir de la donnée publique, une zone sur trois reste un pari.

Dans les 813 zones équipées, la base compte désormais 8 279 points, soit 68 de plus qu’à la première édition (72 ajoutés, 4 retirés). Ces ajouts ne sont pas, pour l’essentiel, des bornes neuves : 24 des 72 points ajoutés ont été mis en service après le 18 septembre, 38 l’étaient déjà et n’ont été déclarés que depuis, et 10 n’ont pas de date de mise en service exploitable. La base rattrape donc surtout un retard de déclaration. C’est une bonne nouvelle discrète : une borne qui existe mais que la donnée ignore coûte une déclaration, pas des travaux. C’est le premier geste qu’une enseigne peut demander à son opérateur pour ses clients électriques.

La répartition, elle, ne change pas : la moitié des zones équipées comptent 6 points ou moins, une sur trois (36,2 %) quatre ou moins, une sur dix (10,3 %) plus de vingt. Le temps des courses suffit pour une recharge ; encore faut-il une place.

Le fonctionnement, vu de l’application : 130 points de moins dont l’état a changé dans le flux

Le baromètre ne mesure pas seulement la présence d’une borne dans la base, mais le fait qu’elle publie son état dans le flux national, lu chaque minute. Un point qui publie dit s’il est libre, occupé ou hors service : c’est ce qui permet à une application qui lit la donnée publique d’envoyer un conducteur vers une borne qui fonctionne, et à une enseigne de savoir ce que son parking rend réellement. Du 19 au 25 septembre, 3 578 des 8 279 points du périmètre (43 %) ont publié au moins un changement d’état.

Pour comparer sans être trompé par les points ajoutés ou retirés, il faut regarder les mêmes points d’une semaine à l’autre. Sur les 8 207 points présents aux deux éditions, la part de ceux qui publient passe de 45,1 % à 43,6 %. En nombre : 282 points qui publiaient du 12 au 18 septembre se sont tus la semaine suivante, quand 152 points muets se sont mis à publier. Solde : 130 points de moins. Et plus de la moitié (4 350 sur 8 207) n’ont publié aucun changement d’état ni l’une ni l’autre semaine. Un point sans changement n’est pas forcément en panne ; on ne peut simplement pas vérifier, à partir de la donnée publique, qu’il fonctionne. Pour le conducteur arrivé devant la borne, la nuance est mince.

Pourquoi cela compte pour l’enseigne

Recharger en faisant ses courses n’est pas qu’un confort pour le conducteur. Une étude indépendante publiée dans Nature Communications en septembre 2024 par des chercheurs du MIT, à partir de transactions bancaires anonymisées en Californie (plus de 4 000 stations, 140 000 commerces), chiffre le gain de dépenses annuelles d’un commerce voisin d’une nouvelle station à 1,4 % en 2019 et 0,8 % entre janvier 2021 et juin 2023, davantage à moins de 100 mètres. L’effet est modeste, américain, et ne se transpose pas tel quel à la France. En France, un sondage Episto pour l’opérateur Bump (mai 2023) donnait 63 % de propriétaires de véhicule électrique préférant les magasins dont le parking est équipé : déclaratif et commandité, à lire comme tel.

Dans les deux cas, l’effet suppose une condition qui, elle, se vérifie ici : que le conducteur sache que la borne existe et qu’elle fonctionne. Pour la donnée publique, un point non déclaré et un point muet se ressemblent : le premier, on ne le trouve pas ; le second, on ne peut pas le vérifier.

Pour une enseigne, la recharge peut aussi devenir un service à part entière : notre guide explique comment devenir hôte d’un Superchargeur Tesla en marque blanche. Côté conducteurs, notre dossier sur la recharge publique des Tesla en France complète ce palmarès, et toutes nos enquêtes sont à suivre dans la rubrique Bornes de recharge.

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Une mémoire que le flux public ne garde pas

Le flux national efface son historique au bout de sept jours. L’historique public du flux national n’en conserve pas l’équivalent : les chiffres de la semaine du 19 au 25 septembre viennent de la série relevée chaque minute depuis le 12 septembre par le Centre de ressources de l’électrification, pour Tesla Mag. C’est ce qui permet de comparer les mêmes points d’une semaine à l’autre, à méthode constante, et de distinguer, édition après édition, une tendance d’un aller-retour.

Les chiffres du palmarès de la recharge

Sur les 1 295 zones commerciales de France ancrées par l'un des sept premiers groupes de la distribution alimentaire, 482 (37 %) n'ont aucun point de recharge ouvert au public dans la base nationale au 1er octobre 2026 ; dans les 813 zones équipées, 8 279 points sont déclarés, et 3 578 (43 %) ont publié au moins un changement d'état entre le 19 et le 25 septembre 2026 dans le flux dynamique national. ; Depuis la première édition, la base nationale compte 68 points de plus dans ces zones (72 ajoutés, dont 24 mis en service après le 18 septembre, et 4 retirés), sans effet sur la part de zones sans point, stable ; à points constants, la part de ceux qui publient passe de 45,1 % à 43,6 %, soit 130 points de moins (282 se sont tus, 152 ont commencé à publier). ; La série couvre 98,9 % du temps de la semaine (8 trous déclarés, le plus long de 28,2 minutes le 25 septembre, presque tous dus à la sauvegarde nocturne), contre 99,3 % pour la première édition.

IndicateurValeurSource
Zones commerciales ancrées par les sept grands de l'alimentaire sans aucun point de recharge37 % (482 sur 1 295)FUSAC 2024 V1, Cerema, fichiers du 29 octobre 2025, téléchargés le 13 septembre 2026, croisé avec la base statique BETA du PAN du 1er octobre 2026
Points de recharge déclarés dans ces zones8 279 points dans 813 zonesbase statique BETA du PAN (transport.data.gouv.fr, ressource 84013)
Évolution de la base statique dans ces zones depuis l'édition 1+68 points (72 ajoutés, 4 retirés)base statique BETA du PAN du 18 septembre et du 1er octobre 2026 (transport.data.gouv.fr, ressource 84013), champ date_mise_en_service
Points de ces zones ayant publié au moins un changement d'état sur la semaine43 % (3 578 sur 8 279)flux dynamique national (PAN, include_origin=1), série propre lue chaque minute du 19 au 25 septembre 2026, origine QualiCharge
À points constants (présents aux deux éditions), part des points ayant publié au moins un changement d'état43,6 % (3 575 sur 8 207)flux dynamique national (PAN, include_origin=1), série propre lue chaque minute du 12 au 18 et du 19 au 25 septembre 2026, origine QualiCharge, points présents dans les bases statiques du 18 septembre et du 1er octobre 2026
À points constants, points qui publiaient du 12 au 18 septembre et se sont tus du 19 au 25282 (contre 152 qui se sont mis à publier)flux dynamique national (PAN, include_origin=1), série propre lue chaque minute du 12 au 18 et du 19 au 25 septembre 2026, origine QualiCharge, points présents dans les bases statiques du 18 septembre et du 1er octobre 2026
Couverture de la série sur la fenêtre98,9 % du tempscollection_runs du collecteur (observatoire-collector gaps)
Points par zone équipée, médiane6 (quartiles : 4 et 12)FUSAC 2024 V1, Cerema, fichiers du 29 octobre 2025, téléchargés le 13 septembre 2026, croisé avec la base statique BETA du PAN du 1er octobre 2026
Zones équipées à 4 points ou moins36,2 % (294 sur 813)FUSAC 2024 V1, Cerema, fichiers du 29 octobre 2025, téléchargés le 13 septembre 2026, croisé avec la base statique BETA du PAN du 1er octobre 2026
Zones équipées à plus de 20 points10,3 % (84 sur 813)FUSAC 2024 V1, Cerema, fichiers du 29 octobre 2025, téléchargés le 13 septembre 2026, croisé avec la base statique BETA du PAN du 1er octobre 2026

Methode

  1. Zones : FUSAC 2024 V1 (Cerema, Licence Ouverte 2.0, fichiers du 29 octobre 2025, téléchargés le 13 septembre 2026), sites hors OSM de plus de 5 ha, classés commerciaux par la composition de leurs établissements SIRENE ; 4 474 zones commerciales, dont 1 295 ancrées par un seul des sept premiers groupes de la distribution alimentaire (ancre = plus gros établissement d'un groupe connu ; zones à plusieurs ancres écartées) ; mêmes zones qu'à l'édition 1.
  2. Points : base statique BETA du PAN du 1er octobre 2026 (dédoublonnée, Licence Ouverte 2.0), un point compté dans une zone s'il tombe dans son polygone érodé de 10 m ; l'évolution depuis l'édition 1 compare cette base à celle du 18 septembre 2026 et classe les points ajoutés selon leur date de mise en service déclarée.
  3. Publication de l'état : un point publie s'il a produit au moins une transition d'état réelle (hors constat après trou de collecte) dans la série propre du 19 au 25 septembre 2026, flux dynamique national lu chaque minute, origine QualiCharge seule (les autres producteurs, sans licence spécifiée ou sous ODbL, ne sont pas comptés : la part réelle peut être plus haute) ; l'édition 1 est recalculée sur sa semaine complète du 12 au 18 septembre (45,1 %), son export publié s'arrêtant le 18 septembre à 14:28 UTC (45,0 %) ; « à points constants » désigne les points présents dans le périmètre aux deux dates de la base statique.
  4. Couverture : 98,9 % du temps de la fenêtre couvert par des lectures réussies ; les trous sont déclarés, jamais interpolés ; aucun taux plus fin que la cadence de la source ; la semaine est mesurée après coup sur notre propre série, lue chaque minute, l'historique public du flux national n'en conservant pas l'équivalent.
  5. Limites : une semaine d'écart entre deux éditions ne mesure pas un rythme de déploiement ni une tendance ; la base statique est celle du 1er octobre 2026, version bêta, déclarative ; « zone » désigne une zone commerciale ancrée par le groupe, pas un magasin ni une parcelle, et l'ancre un gestionnaire supposé ; les 746 zones où plusieurs groupes ont chacun une ancre, dont au moins un des sept, sont écartées et recalculées à part (77 sans aucun point, 10,3 %, 17 705 points au total) ; aucun constat de conformité apparente n'entre dans ce baromètre.

Donnees : – FUSAC 2024 V1, Cerema, fichiers du 29 octobre 2025, téléchargés le 13 septembre 2026, croisé avec la base statique BETA du PAN du 1er octobre 2026 : Licence Ouverte 2.0 ; – base statique BETA du PAN (transport.data.gouv.fr, ressource 84013) : Licence Ouverte 2.0 ; – base statique BETA du PAN du 18 septembre et du 1er octobre 2026 (transport.data.gouv.fr, ressource 84013), champ date_mise_en_service : Licence Ouverte 2.0 ; – flux dynamique national, origine qualicharge : Licence Ouverte 2.0 ; – collection_runs du collecteur (observatoire-collector gaps) : donnée propre du projet. Bulletin etabli par Thierry Picard, pour le projet (nom en cours de dépôt).

Limites

Une semaine d’écart entre deux éditions ne mesure ni un rythme de déploiement ni une tendance. La base statique est celle du 1er octobre 2026, en version bêta et déclarative. « Zone » désigne une zone commerciale ancrée par le groupe, pas un magasin ni une parcelle, et l’ancre un gestionnaire supposé. Les 746 zones où plusieurs groupes ont chacun une ancre, dont au moins un des sept, sont écartées et recalculées à part (77 sans aucun point, soit 10,3 %, et 17 705 points au total). Seuls les points de l’origine QualiCharge sont comptés dans la part de points qui publient : la part réelle peut être plus haute. Aucun constat de conformité n’entre dans ce baromètre.

Correction : la première édition annonçait 45 % (3 699 points) sur un export arrêté le 18 septembre à 14 h 28 UTC ; recalculée sur ses sept jours complets, elle donne 45,1 % (3 706 points). C’est ce chiffre qui sert de comparaison.

Mesure et traitement des chiffres du baromètre : Centre de ressources de l’électrification, pour Tesla Mag. L’étude publiée dans Nature Communications et le sondage Episto pour Bump, cités pour le contexte, ne relèvent pas de cette mesure.

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