En Australie et en Nouvelle-Zélande, les Tesla ont parcouru plus de 160 millions de kilomètres avec le FSD (supervisé) activé depuis son lancement en septembre 2025. Tesla l’écrit dans une contribution adressée le 16 octobre 2026 au Sénat australien, où elle demande deux choses : un premier essai de véhicules autonomes sur route ouverte dès 2027, et l’entrée en vigueur de la loi nationale sur les véhicules autonomes deux ans plus tôt que prévu, en 2027 au lieu de 2029.
Ce que Tesla demande au Sénat
Le document, enregistré sous le numéro 258 par la commission sénatoriale sur la productivité en Australie, traite surtout d’électrification : réseau électrique, camions électriques, taxe kilométrique. Ses deux dernières recommandations portent sur la voiture autonome :
- Recommandation 7 : que l’État fédéral « soutienne un essai de véhicules autonomes en 2027 », en délivrant avec les constructeurs des permis d’essai sur routes publiques, en attendant que le cadre national soit en place ;
- Recommandation 8 : qu’il travaille avec les États et territoires pour « prioriser et accélérer » la future loi sur la sécurité des véhicules autonomes (AVSL), dont l’entrée en vigueur est attendue en 2029.
Tesla rappelle que ce cadre a été proposé pour la première fois par la Commission nationale des transports en 2016, et qu’il reste « fragmenté », avec un calendrier « incertain ». Selon l’entreprise, avancer la loi de deux ans « sauverait des centaines de vies, éviterait des milliers de blessés » et dégagerait plus de 10 milliards de dollars australiens de bénéfices, un chiffre qu’elle attribue à une modélisation de l’Autonomous Vehicle Association of Australia. Elle cite aussi une estimation du gouvernement fédéral : jusqu’à 800 vies sauvées par an une fois les véhicules autonomes généralisés.
Les chiffres du FSD en Australie, selon Tesla
Pour appuyer sa demande, Tesla avance trois chiffres, en comparant les Tesla qui roulent avec le FSD (supervisé) activé à celles qui roulent sans :
- 40 % de collisions en moins ;
- 90 % de freinages brusques en moins ;
- 86 % d’accélérations brusques en moins.
Ce sont des chiffres de Tesla, sans méthode détaillée dans le document : on ne sait ni sur quelle période ils portent, ni comment les collisions sont comptées. Ils vont dans le même sens que le rapport de sécurité publié par Tesla pour l’Amérique du Nord, que nous avons analysé le 27 octobre, avec sa méthode et ses limites.
Le contexte compte : Tesla rappelle que la mortalité routière australienne a atteint en 2025 son plus haut niveau depuis 15 ans. L’entreprise insiste aussi sur un point juridique : le FSD (supervisé) est un système de niveau 2, conforme aux lois en vigueur, qui exige que le conducteur garde le contrôle du véhicule à tout moment.
Et en Europe ?
La démarche ressemble à celle que Tesla mène en Europe, où le FSD (supervisé), rebaptisé « Tesla Conduite Assistée » en France, est homologué à titre provisoire par les Pays-Bas et reconnu par plusieurs pays, sans décision à l’échelle de l’Union. Tesla Mag interroge depuis le 20 octobre les ministères des Transports de 28 pays européens : suivez leurs réponses, État par État, dans notre dossier, et lisez l’entretien avec le secrétaire d’État slovène Marko Dvornik.
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Source : contribution de Tesla Motors Australia à la commission sénatoriale sur la productivité en Australie, n° 258, datée du 16 octobre 2026, lue en entier par Tesla Mag. Citations traduites de l’anglais. Version anglaise de cet article. Photo de couverture : Tesla.

