Actu mobilité électrique Tesla Neuralink : un patient dit « I love you » à sa femme grâce à sa voix reconstruite

Neuralink : un patient dit « I love you » à sa femme grâce à sa voix reconstruite

« A beautiful surprise » : trois mots, une vidéo de 20 secondes, et 18,5 millions de vues en deux jours. Le 16 septembre, Neuralink a publié sur X un extrait où l’on voit un patient dire « I love you » à sa femme — pas en tapant sur un écran, mais avec une voix reconstruite à partir de son activité cérébrale. Elon Musk a repris la vidéo le lendemain, avec un simple commentaire : « I love you ».

Un essai différent de celui de Noland Arbaugh

Le patient de cette vidéo, Kenneth Shock, a été implanté en janvier 2026. Il participe à l’essai VOICE de Neuralink, distinct du premier essai rendu public par l’entreprise (PRIME, avec Noland Arbaugh, qui pilote un curseur et tape par la pensée). VOICE vise un objectif différent : reconstruire une voix audible à partir de l’activité cérébrale associée à la parole, pour des personnes qui ont perdu l’usage de leurs cordes vocales, notamment en cas de SLA (sclérose latérale amyotrophique) ou de paralysie sévère.

Dans la vidéo, la femme de Kenneth Shock réagit en entendant à nouveau sa voix — un moment que Neuralink a choisi de publier sans grande explication technique, juste sous la forme d’un instantané.

Dans une réponse publiée le même jour sous son propre post, Neuralink cadre la portée de la vidéo : « Neuralink devices are investigational and have not been approved by the FDA or other regulatory authorities. This video features voluntary clinical trial participants sharing their personal experiences, which may not reflect all participants or future outcomes. » Autrement dit : l’implant reste un dispositif expérimental, non approuvé par la FDA ni par aucune autre autorité de régulation, et cette expérience individuelle ne présage pas des résultats pour l’ensemble des participants.

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Une précision qui a son importance : la vidéo a été abondamment relayée avec des formulations qui parlent de « lecture de pensées », un raccourci qui ne correspond pas à ce que Neuralink décrit. L’implant ne lit pas des pensées au sens large : il capte l’activité neuronale liée à l’intention de parler, et un logiciel la traduit en son.

Pourquoi ça compte

Redonner une voix audible, et pas seulement un moyen de communiquer par texte, change la nature de l’échange pour les proches : entendre à nouveau le timbre d’une voix n’a pas la même charge qu’un message lu à l’écran. C’est ce que capte cette vidéo, au-delà de la prouesse technique. Neuralink n’a pas communiqué de calendrier sur l’élargissement de l’essai VOICE à d’autres participants.

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