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Le nouveau « choc pétrolier » fait-il le jeu de l’électromobilité ?

S’il est un « produit » qui incarne la révolution industrielle née au XIXe siècle avec l’invention du moteur à explosion, c’est bien l’automobile. Et qui dit moteur à explosion dit pétrole. Mais après plus d’un siècle de domination, allons-nous assister à la disparition de la voiture à pétrole ?

Ces dernières années, le marché de la voiture électrique a fait l’objet d’une croissance explosive comme en témoigne le succès d’entreprises comme Tesla qui enchaîne les records de vente, malgré les défis présentés par la nouveauté relative du secteur.

Ces développements ont pour conséquence naturelle d’entraîner une reconsidération globale de notre relation au pétrole, à l’essence et au diesel ainsi qu’aux combustibles fossiles en général, comme sources d’énergie. 

La hausse des prix de l’essence a toujours accéléré l’apparition de solutions alternatives

L’économie nous enseigne que lorsque le prix d’un produit augmente, les consommateurs sont davantage disposés à changer leurs habitudes. Un scénario qui s’applique également à la grande dynamique énergétique puisque l’évolution du prix du pétrole a contribué à sa manière à l’émergence des énergies renouvelables.

Selon plusieurs observateurs, le prochain changement chez les consommateurs concernera le secteur des transports, déjà en pleine transition. Ainsi, une future consécration du véhicule électrique pourrait tirer son origine d’une énième hausse du prix des énergies fossiles.

Depuis ces derniers jours, le baril de pétrole est fixé à 80 dollars, retrouvant des niveaux qui n’avaient pas été vus depuis octobre 2018. Habituellement, lorsque le pétrole entre dans un long cycle haussier, les consommateurs commencent à faire plus attention à l’évolution des prix et s’intéressent davantage aux alternatives à l’essence et au diesel.

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On l’a vu dans le passé avec le GPL, on pourrait le revoir avec les électriques et les hybrides rechargeables à l’avenir. 

De plus, le marché de l’électrique était jusqu’à aujourd’hui freiné par trois contraintes principales : un prix d’entrée élevé, une autonomie limitée et un manque de bornes de recharge.

Or désormais, l’Inde et la Chine travaillent sur des modèles de véhicules « low cost » dont le prix serait compris entre 3 000 et 7 000 dollars. Le marché est également soutenu par des réglementations contraignantes dans la mesure où l’Inde, la Norvège, la Hollande et bientôt la Chine vont interdire la vente de voitures à essence ou diesel.

Pour rappel, Paris a annoncé l’arrêt des ventes de voitures à essence et diesel pour 2040.

Voiture électrique : quel impact réel sur la demande en pétrole ?

Il se pourrait donc qu’à terme, les véhicules électriques supplantent les véhicules à pétrole. Ceci dit, dans les prochaines années, la part des véhicules électriques devrait rester marginale. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), dans un rapport publié en 2017, le parc mondial de véhicules électriques aura décuplé entre 2015 et 2022, passant de 1,3 millions à 15 millions.

Mais il ne représente encore qu’une goutte, en matière d’économie de pétrole. 

En effet, la même année, l’AIE annonçait que les ventes de véhicules électriques représentaient un peu moins de 1% des ventes mondiales totales pour un parc automobile mondial d’un peu plus d’un milliard de véhicules.

Dans un rapport de 2017 également, sur l’évolution du marché pétrolier dans les cinq années à venir, l’agence estimait que la croissance du parc mondial des véhicules électriques ne réduirait la consommation de pétrole que de 0,2 % d’ici à 2022. 

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La raison de cet impact mineur : une hausse de la demande en pétrole dans les pays émergents où l’on prévoit que l’augmentation du pouvoir d’achat des classes moyennes portera essentiellement sur l’achat de véhicules à essence.

De fait, si l’Opep s’attend à un plafonnement de la consommation de barils par jour à horizon 2035, d’ici là, elle estime que ce nombre passera de 97 millions environ à 190 millions.  

La société pétrolière anglaise BP rejoint le point de vue de l’Opep en estimant que la part de la consommation pétrolière mondiale par le secteur automobile restera pratiquement inchangée en 2040 en raison de la multiplication par deux de la demande mondiale en pétrole pour la consommation automobile.

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Vers une transition ? 

Au cours des deux dernières décennies, les entreprises et les automobilistes ont été confrontés à des situations similaires, et certains se sont tournés vers des véhicules plus économes en carburant pour tenter de réduire les dépenses.

Aujourd’hui, le choix de voitures est très diversifié et, si la transition verte n’est pas motivée par le portefeuille, elle peut l’être par une préoccupation de l’environnement. Une question sur laquelle l’Union européenne a déjà commencé à légiférer.

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Cependant, avant que l’automobile électrique n’impacte sensiblement le cours du pétrole, il faudrait voir à la fois une démocratisation de l’accessibilité au marché du véhicule électrique, une amélioration de la durée de vie des batteries et de l’accès aux points de rechargement dans les pays développés, et une intégration similaire dans les pays actuellement en voie de développement. 

Or, si on en croit les divers scénarios étudiés par les acteurs du pétrole mondiaux, même avec une croissance rapide du marché de la voiture électrique, nous ne sommes pas prêts de voir le prix du pétrole, ou la demande en barils, chuter en raison d’une substitution de l’énergie électrique au pétrole. 

Ainsi, bien que la tendance soit au tout électrique, la menace sur le cours du pétrole WTI semble donc éloignée. Il est également intéressant de noter que jusqu’en 2022, selon l’AIE, un véhicule à batteries sur deux sera hybride, donc consommera encore des hydrocarbures.

C’est, entre autres, la raison pour laquelle les analystes de l’Institution tablent sur un baril restant dans la fourchette de 50 à 60 dollars d’ici 2022. Les majors pétroliers devraient donc avoir de beaux jours devant eux… 

Sources : Les Econoclastes

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Rédaction Tesla Mag
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