Lundi 5 octobre, nous avons dîné chez Red Katz, rue de Cléry, à deux pas de la rue Montorgueil. Trois amies, toutes filles de restaurateurs chinois, y défendent une idée simple : la cuisine chinoise mérite à Paris une grande table, comme le japonais ou l’italien. Nous en retenons un cadre superbe, une cuisine précise, et une adresse où l’on peut très bien dîner sans viande, même si la maison s’est fait un nom avec son canard laqué.

Le Shanghai des années 1930, rue de Cléry

Le décor est la première raison de venir. Red Katz l’a imaginé avec le Studio Louis Morgan, d’après le Shanghai cosmopolite des années 1930. Le restaurant cite le marbre onyx, le noyer sombre, des papiers peints signés Élitis, Arte et Casal, une verrière monumentale et des suspensions sculpturales. Au centre, le bar d’onyx et de noyer devient le cœur de la salle quand la soirée avance. Dans le salon privé, une table de marbre rouge de plus de deux mètres attire tous les regards.

Le soir, la lumière baisse, se teinte de rose, et la salle change d’humeur. Sur les tables de marbre, la vaisselle de porcelaine bleue et blanche, les baguettes posées sur leur repose-baguettes doré et la cuillère assortie disent le même soin du détail.

Trois fondatrices et un secret bien gardé
Claire Huang, Hélène Huang et Hélène Ding ont grandi dans les restaurants de leurs parents. Selon le dossier de presse, elles ont monté Red Katz dans la plus grande discrétion pendant près de deux ans : leurs familles ont découvert le lieu le soir de l’inauguration. Le projet est financé sans investisseur extérieur, par un emprunt bancaire et avec le soutien de Bpifrance.
Les rôles sont répartis. Claire Huang porte la vision et l’identité du lieu, Hélène Huang l’accueil et les équipes, Hélène Ding la cuisine, nourrie des recettes de son père, chef. Le nom est un clin d’œil à Cat’s Eye, le manga des trois sœurs inséparables qui a marqué l’enfance de Claire Huang. Le rouge, couleur porte-bonheur en Chine, fait le reste.

Notre dîner chez Red Katz : des légumes et un poisson
La carte se partage, au centre de la table, comme le veut la tradition. Nous avons composé un dîner sans viande, autour de plats végétariens et d’un poisson, ce qui ne pose aucune difficulté : la carte propose des dim sum, des entrées, des légumes et des nouilles végétariens, et une page de poissons.

Les cocktails. Deux créations maison pour ouvrir la soirée, servies en coupe, coiffées d’une mousse légère et, pour l’une, d’une rondelle d’agrume séchée. Le bar propose des cocktails signatures, des classiques revisités et des spiritueux.

Les rouleaux aux légumes (14 € les trois). Chou chinois, shiitakés et carotte dans une feuille frite très fine, servis avec une sauce aux prunes, à tremper.

Les hakao végétariens (12 € les quatre). Le plat le plus photogénique de la soirée : la pâte de blé est teintée à la betterave, d’un rouge profond, et fermée en bouquet. Dedans, carottes, chou blanc et shiitakés.

L’aubergine chinoise fondante (22 €). Des aubergines frites, nappées de la sauce Hong Shao de la maison, sucrée, brillante, parsemée de sésame. Fondantes, comme leur nom le promet.

Les nouilles sautées aux légumes (16 €). Carotte, queue d’ail, oignon, cébette, pousses de soja et œuf, sautés au wok, décorés d’une pensée comestible.

Le bar à la vapeur (30 €). Cuit à la vapeur et servi dans un plat ovale de porcelaine bleue et blanche, avec du gingembre et du poireau finement tranchés, dans une sauce soja.

La glace vanille jasmin (7 €). Une boule servie dans une coupe d’argent ciselée, couverte d’un crumble aux amandes. Une fin de repas légère.
La spécialité de la maison : le canard laqué
Nous ne l’avons pas goûté, mais c’est le plat pour lequel on vient chez Red Katz. Le restaurant présente son canard pékinois comme un plat d’exception, préparé en trois jours selon la tradition, en quantité limitée chaque jour. Il est servi en deux temps : d’abord la peau et la chair avec des galettes, du concombre et du poireau en julienne et la sauce hoisin, puis un riz sauté au canard, carotte, œuf et petits pois. Il se commande uniquement sur réservation, à 128 € sur la carte du soir. Le dossier de presse précise que la recette vient de la famille d’Hélène Ding.
Les autres signatures de la carte suivent la même ligne : le Hong Kong Chicken mijoté vingt-quatre heures, le Hong Shao Rou, les wontons à la langouste.

Ce que nous avons retenu
Un cadre qui ne ressemble à aucun autre restaurant chinois de Paris, et une cuisine précise, généreuse, qui se partage. On peut y dîner très bien sans viande, entre légumes et poisson. Et pour la prochaine visite, nous réserverons le canard.
Venir chez Red Katz en voiture électrique, et recharger
Red Katz est au 14, rue de Cléry, Paris 2e. Le quartier du Sentier est mal commode en voiture : mieux vaut viser une borne proche et finir à pied. Voici celles que nous avons repérées sur Google Maps le 8 octobre, à quelques minutes de marche :
- Indigo, 40, rue Dussoubs : 20 points en Type 2, jusqu’à 7 kW, dans un parking ouvert 24 h/24.
- Belib’, 1, rue d’Uzès : 5 points en Type 2, jusqu’à 7 kW, sur voirie.
- Belib’, 36 et 52, rue Étienne-Marcel : points jusqu’à 22 kW. Une Tesla Model 3 ou Model Y y charge à 11 kW, la puissance maximale de son chargeur embarqué.
Le temps d’un dîner de deux heures, une borne de 7 kW rend environ 14 kWh à la batterie, de quoi rouler de l’ordre de 80 à 90 km en Model Y (calcul Tesla Mag, sur une consommation de 15 à 17 kWh aux 100 km).
Infos pratiques
- Adresse : 14, rue de Cléry, 75002 Paris.
- Horaires : déjeuner et dîner.
- Réservation : au 07 49 71 91 13, ou depuis le site du restaurant. Le canard laqué se commande à la réservation.
- Groupes : privatisation des salons sur demande.
Dans la même rubrique, lisez aussi notre déjeuner chez Jacky Ribault, à L’Ours.
Vos questions sur Red Katz
Peut-on manger végétarien chez Red Katz ?
Oui. La carte compte des dim sum, des entrées, des légumes et des nouilles végétariens. Nous y avons dîné sans viande, avec un bar à la vapeur en plat de poisson.
Faut-il réserver le canard laqué ?
Oui. Le canard pékinois de Red Katz se commande uniquement sur réservation, en quantité limitée chaque jour. Il était à 128 € sur la carte du soir consultée le 8 octobre 2026.
Qui sont les fondatrices de Red Katz ?
Claire Huang, Hélène Huang et Hélène Ding, trois amies issues de familles de restaurateurs chinois. Hélène Ding dirige la cuisine.
Où recharger sa voiture électrique près de Red Katz ?
Le parking Indigo du 40, rue Dussoubs compte 20 points en Type 2 jusqu’à 7 kW, ouvert 24 h/24. Les bornes Belib’ de la rue Étienne-Marcel montent à 22 kW.
Tesla Mag a dîné chez Red Katz le lundi 5 octobre 2026, à l’invitation du restaurant, par l’intermédiaire de son bureau de presse. Le restaurant n’a ni relu ni validé cet article. Sources : dossier de presse de Red Katz, carte du soir publiée sur redkatz.fr et Google Maps pour les bornes, consultés le 8 octobre 2026. Photos des plats : Tesla Mag.
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