City guide Restaurants L’Ours à Vincennes : notre déjeuner chez Jacky Ribault, entre la France et l’Asie

L’Ours à Vincennes : notre déjeuner chez Jacky Ribault, entre la France et l’Asie

Jeudi 24 septembre, nous avons déjeuné à L’Ours, la table de Jacky Ribault à Vincennes, une étoile au Guide Michelin. Au programme : un menu en six temps, improvisé le jour même et servi sans viande ni poisson à notre demande. Nous en retenons un voyage des sens entre la France et l’Asie, dans un lieu à l’architecture originale, sobre et classe.

Façade du restaurant L’Ours, rue de l’Église à Vincennes
L’entrée de L’Ours, au 10-12, rue de l’Église, à Vincennes. Photo : Tesla Mag

Une tanière de bois, de métal et de cuir

Le lieu est la première surprise. Jacky Ribault l’a imaginé avec son épouse, Valérie Ribault, et l’architecte Caroline Tissier. Le restaurant le décrit comme une tanière, « à la fois accessible et caché », où les matériaux bruts, acier, béton et cuivre, restent apparents. Le Guide Michelin y voit « un mariage réussi de bois, métal, pierre et cuir ».

Salle du restaurant L’Ours sous sa verrière, avec sculpture lumineuse et fleurs séchées
La salle, sous sa verrière à charpente métallique, dominée par la sculpture lumineuse. Photo : L’Ours

La salle s’ouvre sous une verrière à charpente métallique, dominée par une immense sculpture lumineuse. Autour, des bouquets de fleurs séchées, des tables rondes en bois, des fauteuils de velours moutarde ou noirs et des miroirs dorés. Sur un mur sombre, un grand ours est dessiné d’un trait doré. Au fond, la cuisine ouverte, que le restaurant appelle « la tanière du maître des lieux », avec une table d’hôtes pour quelques convives. Un salon et un coin bar complètent le lieu.

Table ronde en bois et fauteuils noirs devant un ours dessiné en doré sur un mur sombre
Un ours dessiné d’un trait doré veille sur la salle. Photo : L’Ours

Le nom est un clin d’œil à l’histoire. Terre de chasse royale, Vincennes a longtemps abrité une ménagerie, avant que ses ours, ses lions et ses tigres ne partent pour Versailles. « Mais l’ours est de retour », écrit le restaurant, installé dans l’îlot Fontenay, en lisière de ce que l’on appelait autrefois la forêt de Vincennes.

Tables du restaurant L’Ours devant de grandes baies vitrées ouvertes sur la verdure
De grandes baies vitrées ouvrent la salle sur la verdure. Photo : L’Ours

Ce qui frappe, c’est l’équilibre. Le décor est original, il ne ressemble à aucune autre salle étoilée, et reste pourtant sobre et classe. Le soin se voit jusque sur la table : chaque convive reçoit son couteau glissé dans un étui de cuir, posé sur un set rond noir, à côté d’une assiette à pain en céramique brute.

Couvert du restaurant L’Ours : set rond noir, couteau dans un étui en cuir, assiette à pain
Le couvert : un set rond, le couteau glissé dans son étui de cuir, l’assiette à pain. Photo : Tesla Mag

Jacky Ribault, de Qui Plume la Lune à Vincennes

Jacky Ribault a été formé en Bretagne et revendique des origines paysannes. En 2010, il ouvre Qui Plume la Lune dans le 11e arrondissement de Paris, étoilé depuis 2014. L’Ours, installé près du château de Vincennes, représente selon le Guide Michelin « l’aboutissement de sa carrière ». Le chef connaît bien le terrain : « 33 ans que j’habite le Val-de-Marne », rappelle-t-il sur le site du restaurant.

Sa règle : pas de carte. Le restaurant sert « des menus improvisés chaque jour en fonction de nos artisans, paysans et pêcheurs », avec le plus possible de produits d’Île-de-France. Les menus portent des noms de lieux d’Ille-et-Vilaine, comme Le Theil-de-Bretagne ou La Roche-aux-Fées. Le chef dit aussi puiser dans ses souvenirs d’enfance, des pièges à merles qu’il posait aux choux que l’on donnait aux vaches.

Le menu Le Theil-de-Bretagne, temps par temps

Nous avons pris le menu Le Theil-de-Bretagne, en six temps, affiché à 150 euros par personne. Ce jour-là, la cuisine l’avait composé sans viande ni poisson, comme nous l’avions demandé. Voici le menu tel qu’il nous a été remis, et les assiettes que nous avons vues passer.

Les bouchées d’accueil

Sphère et sablé au parmesan ; crackers et sabayon au miso ; bille de concombre et basilic ; coco de Paimpol, melon, granité de melon et huile de livèche. Le voyage commence dès ces premières bouchées : le miso japonais y voisine avec le coco de Paimpol, un haricot breton.

Bouchées d’accueil servies dans un pot de pierre garni de mousse et sur un plateau doré
Les bouchées d’accueil arrivent dans un pot de pierre garni de mousse et sur un plateau doré. Photo : Tesla Mag
Sablé au parmesan et bille de concombre au basilic sur une assiette blanche
Sablé au parmesan et bille de concombre et basilic, parmi les bouchées d’accueil. Photo : Tesla Mag

L’œuf poché sous sa dentelle de sarrasin

Jus de betterave, crème de yaourt et sarrasin, pourpier et fenouil croquant, dentelle de sarrasin. L’œuf se cache sous un disque ajouré de sarrasin, le blé noir des galettes bretonnes, dans une assiette blanche aux bords sculptés.

Œuf poché sous une dentelle de sarrasin dans une assiette blanche aux bords sculptés
L’œuf poché, caché sous sa dentelle de sarrasin. Photo : Tesla Mag

Le risotto de petit épeautre

Girolles poêlées et shiso. Le petit épeautre, une céréale ancienne, remplace le riz, et le shiso, herbe aromatique de la cuisine japonaise, fait le lien avec l’Asie. L’assiette, une grande coupe blanche couverte de petits reliefs, rappelle une coquille d’oursin.

Risotto de petit épeautre aux girolles et au shiso dans une grande assiette blanche en relief
Le risotto de petit épeautre, girolles poêlées et shiso. Photo : Tesla Mag

Chou pointu, sorbet de tomate et brioche aux deux sésames

Émincé de chou pointu et sorbet de tomate Green Zebra, une variété de tomate qui reste verte à maturité, servis avec une brioche feuilletée aux deux sésames.

Brioche feuilletée aux deux sésames et émincé de chou pointu avec sorbet de tomate verte
La brioche feuilletée aux deux sésames et l’émincé de chou pointu, avec son sorbet de tomate Green Zebra. Photo : Tesla Mag

Chou-fleur rôti, puis légumes de saison

Deux assiettes ferment la partie salée : une déclinaison de chou-fleur rôti, puis une déclinaison de légumes de saison, fenouil, courgettes, carottes, chou romanesco et artichauts.

Déclinaison de chou-fleur rôti sous une grande feuille verte
La déclinaison de chou-fleur rôti. Photo : Tesla Mag
Déclinaison de légumes de saison : carottes, courgette en ruban, artichaut, fenouil
Carottes, courgette en ruban, artichaut et fenouil : la déclinaison de légumes de saison. Photo : Tesla Mag

Les fromages

Avant les desserts arrive une assiette de fromages, avec deux condiments. Sur la carte du restaurant, la sélection de fromages est proposée à 30 euros.

Assiette de fromages avec deux condiments
L’assiette de fromages, servie avant les desserts. Photo : Tesla Mag

Trois desserts et des mignardises

Meringue moelleuse, émulsion de tagète et gel de figues Bourjassotte ; moelleux aux noisettes, chocolat Jivara et reine-des-prés, crème diplomate aux noisettes ; émulsion de lait ribot, sorbet citron, macaron azuki et coriandre. Puis viennent les mignardises : ganache chocolat, cardamome et fève tonka ; tartelette crème crue et mirabelles, œillet de Chine ; chou croquant fleur d’oranger et praliné pistache ; cookie chocolat blanc et romarin. Là encore, le lait ribot breton croise l’azuki, le haricot rouge de la pâtisserie japonaise.

Desserts du restaurant L’Ours servis dans un bol blanc et une longue assiette
Place aux desserts, servis en plusieurs assiettes. Photo : Tesla Mag
Mignardises : tartelettes aux fleurs, choux au praliné pistache, ganaches au chocolat
Les mignardises : tartelettes, choux au praliné pistache et ganaches au chocolat. Photo : Tesla Mag

Ce que nous avons retenu

Deux choses. D’abord ce voyage des sens entre la France et l’Asie, qui court d’un bout à l’autre du menu : le miso, le shiso, le sésame et l’azuki dialoguent avec le coco de Paimpol, le sarrasin, le lait ribot et les légumes de saison. Ensuite le lieu lui-même, une architecture originale, sobre et classe, qui donne au repas son cadre.

Venir à L’Ours en voiture électrique, et recharger

Le restaurant signale un parking public juste en dessous, avec une entrée au 89, rue de Fontenay, ouvert 24 h/24. Pour recharger, voici les bornes les plus proches que nous avons repérées sur Google Maps, tous réseaux confondus.

RéseauAdresseDistance à vol d’oiseau
EFFIA2, rue Lejemptel, Vincennes160 m
Métropolis194, rue de Fontenay, Vincennes300 m
Métropolis8, avenue Pierre-Brossolette, Vincennes350 m
Métropolis48, rue Diderot, Vincennes450 m
Métropolis43, avenue Gabriel-Péri, Vincennes750 m
Métropolis2, avenue des Murs-du-Parc, Vincennes1,2 km
Superchargeur Tesla48 bis, boulevard de Bercy, Paris 12e4,3 km
Bornes relevées sur Google Maps le 28 septembre 2026. Distances mesurées par Tesla Mag depuis le 10, rue de l’Église.

La plus proche, celle d’EFFIA, propose deux points en Type 2 jusqu’à 22 kW. Une Tesla Model 3 ou Model Y y charge à 11 kW, la puissance maximale de son chargeur embarqué : en deux heures, cela fait environ 20 kWh, soit plus de 100 km d’autonomie. Pour une charge rapide, la borne Métropolis de l’avenue des Murs-du-Parc dispose d’une prise CCS, et le Superchargeur Tesla le plus proche se trouve boulevard de Bercy, à Paris. Vérifiez la disponibilité des bornes en temps réel avant de partir.

Infos pratiques

MenuNombre de tempsPrixQuand
Le Pilier370 €Déjeuner, du mardi au vendredi, hors jours fériés
L’Aubinière5110 €Déjeuner
La Roche-aux-Fées390 €Dîner, du mardi au jeudi
Le Theil-de-Bretagne6150 €Déjeuner et dîner
La Sapinière6, autour de produits d’exception250 €Déjeuner et dîner
Menus et prix affichés sur le site du restaurant, consulté le 28 septembre 2026. Prix nets, service compris.
  • Adresse : 10-12, rue de l’Église, 94300 Vincennes. Téléphone : 01 46 81 50 34.
  • Accès : métro ligne 1, station Château de Vincennes ; RER A, station Vincennes ; parking public sous le restaurant, au 89, rue de Fontenay.
  • Accords mets et vins : 45 € pour trois verres, 75 € pour cinq, 90 € pour six. Sélection de fromages : 30 €.
  • Bon à savoir : le menu se choisit pour toute la table. Allergies, intolérances et régimes particuliers se signalent à la réservation : une demande de changement non signalée est facturée 30 €. Les chèques ne sont pas acceptés.
  • Réservation : en ligne depuis le site du restaurant, ou par téléphone.

Dans la même rubrique, lisez aussi notre avis sur L’aube, la table de Thibault Nizard et notre passage chez Lennon Bastille.

Vos questions sur L’Ours à Vincennes

L’Ours est-il un restaurant étoilé ?

Oui, L’Ours a une étoile au Guide Michelin. Son chef, Jacky Ribault, tient aussi Qui Plume la Lune, à Paris, étoilé depuis 2014.

Combien coûte un repas à L’Ours ?

De 70 euros pour le menu Le Pilier, en trois temps, au déjeuner en semaine, à 250 euros pour le menu La Sapinière, hors boissons. Les accords mets et vins vont de 45 à 90 euros.

Peut-on y manger végétarien ?

Oui, à condition de le demander à la réservation. Le jour de notre visite, la cuisine avait composé pour nous un menu en six temps sans viande ni poisson.

Où recharger sa voiture électrique près de L’Ours ?

La borne la plus proche est celle d’EFFIA, au 2, rue Lejemptel, à environ 160 mètres : deux points en Type 2 jusqu’à 22 kW. Le réseau Métropolis compte plusieurs bornes dans le centre de Vincennes, et le Superchargeur Tesla le plus proche est boulevard de Bercy, à Paris.

Tesla Mag a déjeuné à L’Ours le jeudi 24 septembre 2026, à l’invitation du restaurant. Sources : site officiel de L’Ours, fiche du Guide Michelin et Google Maps pour les bornes, consultés le 28 septembre 2026.

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