Actu mobilité électrique Mondial de l’Auto 2026 en direct : la filière sonne l’alarme, Stellantis promet la 2 CV à 15 000 €

Mondial de l’Auto 2026 en direct : la filière sonne l’alarme, Stellantis promet la 2 CV à 15 000 €

Au Mondial de l’Auto 2026, la filière automobile a sonné l’alarme ce mardi 13 octobre lors du Paris Automotive Summit, organisé par la PFA au Dôme de Paris. « Il est minuit moins une », a lancé Luc Chatel. Antonio Filosa (Stellantis) a promis la 2 CV électrique autour de 15 000 €, « 100 % fabriquée en Europe », Oliver Blume (Volkswagen) a revendiqué des commandes électriques en hausse de plus de 60 %, et Xiaopeng He (XPeng) vise la conduite autonome de niveau 4. Tesla Mag était dans la salle : voici ce qu’ont dit les patrons de l’automobile, intervention par intervention.

● LE SUMMIT EST TERMINÉ · Mis à jour à 13 h 35. La PFA diffuse chaque intervention en direct sur sa chaîne YouTube. Tesla Mag suit la matinée depuis la salle.

L’essentiel, intervention par intervention

  • Luc Chatel (PFA) : « il est minuit moins une » : 50 000 emplois perdus en France en cinq ans, les marques chinoises au-delà de 10 % du marché européen, et un appel à la flexibilité sur le CO2 et au contenu local.
  • Antonio Filosa (Stellantis) : la 2 CV sera vendue autour de 15 000 €, 100 % électrique et 100 % fabriquée en Europe ; l’électrique « n’est pas une bulle ».
  • Oliver Blume (Volkswagen) : des voitures « entièrement électriques, vraiment européennes et toujours abordables » ; commandes électriques en hausse de plus de 60 % au troisième trimestre.
  • Christophe Périllat (Valeo) : « le temps est devenu une matière première » : la Chine développe un modèle en moins de 24 mois, l’Europe doit apprendre à déployer plus vite.
  • Table ronde Medef, France Industrie, PFA : la filière dénonce la lenteur de Bruxelles et un bonus écologique changé « 17 fois » ; « le sujet, c’est qu’on existe encore dans cinq ans », dit Luc Chatel.
  • Xiaopeng He (XPeng) : passer directement du niveau 2 au niveau 4 de conduite autonome, et s’installer « en Europe, pour l’Europe et avec l’Europe ».

Le fil de la matinée

Citations relevées par Tesla Mag dans la diffusion officielle de la PFA. Les propos tenus en anglais sont traduits par nos soins.

De 12 h à 13 h · François Provost, Sébastien Martin, Stéphane Séjourné

Le directeur général de Renault Group, le ministre chargé de l’Industrie et le vice-président de la Commission européenne ont clos la matinée. Leurs interventions sont à revoir sur la chaîne de la PFA : François Provost (22 min), Sébastien Martin (19 min) et Stéphane Séjourné (21 min). Nous ajoutons leurs principales déclarations à ce fil dans la journée.

François Provost, directeur général de Renault Group, micro en main sur un fauteuil rouge au Paris Automotive Summit 2026
François Provost, directeur général de Renault Group, au Paris Automotive Summit, le 13 octobre 2026. Image : diffusion de la PFA.
Sébastien Martin, ministre chargé de l'Industrie, au pupitre du Paris Automotive Summit 2026 devant les drapeaux français et européen
Sébastien Martin, ministre chargé de l’Industrie, au Paris Automotive Summit, le 13 octobre 2026. Image : diffusion de la PFA.
Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne, micro en main au Paris Automotive Summit 2026
Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne, au Paris Automotive Summit, le 13 octobre 2026. Image : diffusion de la PFA.

11 h 35 · Xiaopeng He (XPeng) : de la conduite assistée au niveau 4, « en sautant le niveau 3 »

Pour sa première venue au Summit, le fondateur de XPeng a présenté un constructeur qui se veut « une entreprise d’IA physique » : voitures, robotaxis, voitures volantes et robots humanoïdes. XPeng a livré plus de 1,3 million de voitures dans le monde en dix ans, dont plus de 60 000 en Europe, selon lui. En Chine, les voitures électriques et hybrides rechargeables approchent 70 % du marché, et il les voit à 90 ou 95 % d’ici quatre ans.

  • La conduite assistée : « Nous sommes convaincus que la conduite intelligente de XPeng passera directement du niveau 2 au niveau 4, en sautant le niveau 3. » XPeng veut déployer son système NGP dans le monde, Europe comprise, en 2027, et vise une capacité « proche du niveau 4 » fin 2028 ou en 2029. Il a testé son nouveau système un mois à Paris avec deux voitures.
  • L’Europe : un centre de R&D européen, et le G9L, présenté comme la première XPeng développée entre la Chine et l’Europe et produite en Europe. « En Europe, pour l’Europe et avec l’Europe. »
  • Volkswagen, actionnaire de XPeng, est son modèle : « Ils ont très bien réussi en Chine en se localisant, nous voulons faire de même en Europe. » XPeng se dit ouvert à partager sa technologie avec d’autres constructeurs européens.
  • Le robot humanoïde : production de série visée fin 2026, premières livraisons en Chine au premier semestre 2027, puis dans le monde.
  • L’autonomie pour tous : d’abord les robotaxis, puis toutes les voitures au niveau 4, « dans les cinq à dix ans ».

Revoir l’intervention de Xiaopeng He (26 min, en anglais et en chinois, avec interprète). À lire aussi : le lancement du G9L au Mondial.

11 h · Table ronde Medef, France Industrie, PFA : « le sujet, c’est qu’on existe encore dans cinq ans »

Patrick Martin (Medef), Alexandre Saubot (France Industrie) et Luc Chatel (PFA) ont débattu de la compétitivité face à la Chine et à Bruxelles. Luc Chatel a résumé la frustration de la filière : des entreprises « championnes du monde » des petits moteurs thermiques doivent changer de catégorie par « une décision unilatérale, réglementaire », dans une catégorie où « les Chinois ont 15 ans d’avance ». Mais il refuse les « faux débats » sur l’électrique : « Vous avez des industriels en Europe qui ont investi des centaines de milliards dans l’électrique. » Pour lui, « le sujet, c’est qu’on existe encore dans cinq ans ».

  • Le bonus écologique : la règle a changé « 17 fois », dénonce Luc Chatel, et son financement par les certificats d’économies d’énergie revient selon lui à une « solidarité à l’envers », prélevée sur la facture d’électricité de tous. Il rappelle aussi que 60 % des voitures vendues en France sont soumises au malus.
  • La lenteur de Bruxelles : la clause de revoyure sur le CO2 est discutée depuis janvier 2025 et prendra encore six mois de trilogue, soit deux ans et demi, « le temps qu’il faut aujourd’hui pour développer une nouvelle génération de voitures ».
  • Paris et Berlin : l’accord franco-allemand « devrait sortir dans les prochains jours », et l’alliance de Renault, Stellantis et Volkswagen sur le « made in Europe » était « difficilement imaginable il y a quelques mois », selon Luc Chatel.
  • Alexandre Saubot demande d’appliquer les nouvelles normes aux producteurs européens seulement le jour où aucun produit importé qui ne les respecte pas ne peut entrer. Il chiffre l’écart de prélèvements entre la France et l’Allemagne à plus de 100 milliards d’euros, dont 20 à 25 milliards pour l’industrie.
  • Patrick Martin décrit des chefs d’entreprise « attentistes » avant la présidentielle, et rappelle que la pression du Medef a fait avancer de deux ans les mesures européennes contre les plateformes chinoises de commerce en ligne.

Revoir la table ronde (38 min).

10 h 25 · Christophe Périllat (Valeo) : « le temps est devenu une matière première »

Christophe Périllat, directeur général de Valeo, interrogé par David Barroux sur la scène du Paris Automotive Summit 2026
Christophe Périllat (Valeo) répond à David Barroux (Les Echos), le 13 octobre 2026. Image : diffusion de la PFA.

Le directeur général de Valeo a choisi un autre angle que le « made in Europe » : la vitesse. « Le temps est devenu une sorte de nouvelle matière première de notre industrie », a-t-il lancé, en rappelant qu’en Chine de nouveaux modèles sont développés en moins de 24 mois, puis continuent d’évoluer par mises à jour logicielles. « La question n’est plus de savoir qui développe la meilleure technologie, mais qui peut la déployer et la faire évoluer le plus vite. »

  • L’IA chez Valeo : ses 7 700 ingénieurs logiciel sont formés au code assisté par IA, et plus de 35 % du code validé est déjà généré par l’IA. Le coût se compte « en millions, pas en dizaines de millions », selon lui.
  • Des délais divisés : en Chine, Valeo a développé un projecteur en sept mois, de la conception au démarrage de la production, un système de conduite assistée de niveau 2 et 2+ clés en main en huit mois, et un module d’électronique de puissance 5 en 1 en neuf mois.
  • L’Europe : « L’Europe sait inventer. Elle doit maintenant apprendre à déployer, plus vite. » La vitesse réglementaire est, pour lui, « une question de compétitivité » et « de souveraineté ».
  • L’inflation : il voit deux vagues, celle du pétrole liée au Moyen-Orient, et celle des puces mémoire, dont le coût a été multiplié par cinq à dix sous l’effet de l’IA.
  • Les équipementiers chinois : « bienvenus en Europe » s’ils y investissent et y produisent, à règles égales. Constructeurs et fournisseurs doivent accélérer ensemble : « C’est comme un tango : pour danser plus vite, il faut danser ensemble. »

Revoir l’intervention de Christophe Périllat (27 min, en anglais).

9 h 55 · Oliver Blume (Volkswagen) : « entièrement électrique, vraiment européenne et toujours abordable »

Oliver Blume, directeur général du groupe Volkswagen, interrogé par David Barroux sur la scène du Paris Automotive Summit 2026
Oliver Blume (Volkswagen) répond à David Barroux (Les Echos), le 13 octobre 2026. Image : diffusion de la PFA.

Le directeur général du groupe Volkswagen a résumé le défi des constructeurs généralistes en trois objectifs à tenir « en même temps » : des voitures « entièrement électriques, vraiment européennes et toujours abordables ». Bonne nouvelle selon lui : « la percée est là ». D’après les chiffres du groupe, les commandes de voitures électriques en Europe ont progressé de plus de 60 % au troisième trimestre. « Pour beaucoup d’Européens, une voiture électrique est une déclaration personnelle d’indépendance vis-à-vis de la pompe à essence. »

  • Le CO2 : il demande, pour l’objectif de 2030, le même calcul en moyenne sur plusieurs années que celui appliqué de 2025 à 2027, par exemple de 2028 à 2032, sans changer l’objectif global. Un objectif plus bas « pourrait aider », mais la flexibilité passe d’abord.
  • Le « made in Europe » : Volkswagen, Renault Group et Stellantis soutiennent une stratégie commune. Leur proposition : si 70 % des voitures vendues par un constructeur dans l’Union répondent aux critères « made in Europe », 100 % de sa flotte en bénéficie. « Ceux qui profitent de l’argent des contribuables européens doivent aussi renforcer l’emploi européen. »
  • Les petites électriques : « on ne gagne quasiment pas d’argent » avec elles en Europe aujourd’hui, reconnaît-il. Il réclame des super-crédits CO2 pour les électriques fabriquées en Europe, plus élevés pour les voitures de moins de 4,20 m, et une aide à la production de batteries européennes.
  • La Chine : Volkswagen y compte plus de 3 000 ingénieurs et n’exclut pas d’importer en Europe des voitures conçues en Chine, dans les segments où il est absent, sans coentreprise en Europe.
  • Paris et Berlin : après avoir rencontré le chancelier allemand et le président de la République, il espère une position franco-allemande commune « cette semaine ».

Revoir l’intervention d’Oliver Blume (23 min, en anglais).

9 h 30 · Antonio Filosa (Stellantis) : la 2 CV à 15 000 €, « 100 % fabriquée en Europe »

Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, assis sur un fauteuil rouge sur la scène du Paris Automotive Summit 2026
Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, au Paris Automotive Summit, le 13 octobre 2026. Image : diffusion de la PFA.

Interrogé par David Barroux, le directeur général de Stellantis a présenté la future 2 CV comme la première voiture d’une nouvelle plateforme baptisée E-Car : « E pour économique, parce qu’elle sera commercialisée autour de 15 000 euros ; électrique, parce qu’elle sera 100 % électrique ; et européenne, parce qu’elle sera 100 % fabriquée en Europe. » Selon lui, sur les trois millions de voitures perdues par l’industrie européenne en six ou sept ans, un million l’ont été sous la barre des 15 000 euros, « pas faute de demande », mais faute d’offre.

  • Le Mondial : Stellantis y occupe 5 000 m², avec 60 nouveaux modèles de huit marques et neuf concepts.
  • Le plan : 60 milliards d’euros pour lancer 60 nouveaux produits dans le monde d’ici 2030, dont 40 % consacrés à des technologies communes à toutes les marques : plateformes, motorisations, architecture informatique centrale, cockpit et conduite autonome.
  • L’électrique en Europe : « ce n’est pas du tout une bulle », juge-t-il, en citant la flambée du pétrole liée à la crise d’Ormuz comme accélérateur.
  • Aux États-Unis : la part de l’électrique était de 7 % il y a cinq ans et reste à 7 % cette année, selon lui.
  • Bruxelles : il réclame des flexibilités sur les objectifs de CO2, « plus urgemment » pour les utilitaires, avec une moyenne sur cinq ans, et une règle « made in Europe » fondée sur le design, la R&D, la production et les fournisseurs européens.
  • La conduite autonome : les États-Unis et la Chine sont en avance, reconnaît-il ; Stellantis compte lancer ses systèmes d’aide avancée à partir de 2028 et cite notamment Nvidia et Pony.ai parmi ses partenaires.
  • Leapmotor et Dongfeng : des coentreprises détenues à 51 % par Stellantis, pour produire dans ses usines européennes et partager des capacités, « parce que nous ne voulons pas fermer d’usines ».

Revoir l’intervention d’Antonio Filosa (26 min, en anglais).

9 h 10 · Luc Chatel (PFA) : « il est minuit moins une » pour la filière

Luc Chatel, président de la PFA, au pupitre du Paris Automotive Summit 2026 devant les drapeaux français et européen
Luc Chatel, président de la PFA, ouvre le Paris Automotive Summit, le 13 octobre 2026. Image : diffusion de la PFA.

Pour sa dernière intervention de président de la PFA, après neuf ans, Luc Chatel a dressé un bilan sombre : l’Europe a perdu 3 millions de véhicules depuis 2019, la France n’en produit plus que 1,4 million, et la filière a perdu 50 000 emplois en cinq ans en France, avec 75 000 suppressions projetées. « Les Chinois innovent, les Américains investissent, les Européens réglementent », a-t-il répété.

  • Les normes : une centaine de nouvelles normes européennes en préparation d’ici 2030 mobilisent, selon lui, un quart des ingénieurs des constructeurs. Il demande un gel, au moins pour les petites voitures.
  • Le CO2 : il réclame de la flexibilité, un lissage des objectifs pour les voitures et les utilitaires, et le retour d’une diversité technologique après 2035. « Le problème, ce n’est pas l’électrique », mais une trajectoire qui « sort la classe moyenne du marché ».
  • La Chine : les marques chinoises pèsent désormais plus de 10 % du marché européen et en pèseront plus de 20 % d’ici deux ou trois ans, selon les prévisions de la PFA. Il réclame des clauses de contenu local : 75 % des composants d’une voiture assemblée en Europe y sont fabriqués, une part qui pourrait tomber à 35 % en cinq ans selon une étude de Roland Berger pour la PFA et le Clepa.
  • Paris et Berlin : il appelle à un accord franco-allemand rapide sur ces deux sujets, que la Commission pourrait ensuite reprendre.

Le Mondial accueille cette année plus de 60 constructeurs et attend un demi-million de visiteurs, a-t-il rappelé. Revoir l’ouverture (20 min).

Le programme de la matinée

HeureIntervenant
9 hOuverture par Luc Chatel, ancien ministre, président de la PFA
9 h 25Antonio Filosa, directeur général de Stellantis
9 h 50Oliver Blume, directeur général de Volkswagen Group
10 h 15Christophe Périllat, directeur général de Valeo
10 h 40Patrick Martin (Medef), Alexandre Saubot (France Industrie) et Luc Chatel (PFA)
11 h 20Xiaopeng He, fondateur et PDG de XPeng
11 h 45François Provost, directeur général de Renault Group
12 h 10Sébastien Martin, ministre chargé de l’Industrie
12 h 40Stéphane Séjourné, vice-président de la Commission européenne

Programme publié par les organisateurs. La matinée est animée par David Barroux, rédacteur en chef des Echos, devant 3 000 participants attendus selon le Mondial.

Pourquoi cette matinée compte

Le Summit réunit sur une même scène les constructeurs européens, un équipementier français, un constructeur chinois, le patronat, le gouvernement et Bruxelles. C’est le rendez-vous où la filière dit ce qu’elle attend des pouvoirs publics, au moment où elle accélère sur l’électrique : la veille, Renault, Dacia, Citroën, Volkswagen et les marques chinoises ont présenté au Mondial une vague de modèles électriques, dont plusieurs fabriqués en Europe.

Les questions que nous suivrons

  • Le prix de l’électrique : comment les constructeurs européens comptent-ils proposer des électriques autour de 15 000 à 20 000 €, comme l’annoncent Citroën avec sa 2 CV ou Dacia avec la nouvelle Spring ?
  • La production en Europe : quelles usines, quelles batteries, et quelle place pour les constructeurs chinois qui, comme XPeng, veulent produire sur le continent ?
  • Les règles européennes : ce que Stéphane Séjourné dira des objectifs de CO2 et de la stratégie industrielle de l’Union pour l’automobile.
  • Le soutien de l’État : ce que le ministre chargé de l’Industrie annoncera, ou non, pour la filière et pour les acheteurs.
  • Le logiciel et la conduite assistée : la place des véhicules définis par le logiciel, terrain où Tesla a pris de l’avance, et où XPeng fait déjà essayer sa conduite assistée dans Paris.

Tesla Mag sur place

Notre rédaction suit la matinée depuis la salle. Nous publierons dans la journée l’essentiel des interventions, avec les annonces et les chiffres donnés sur scène, et uniquement ce qui a été dit.

Pour préparer la visite du salon : notre guide des électriques à voir, stand par stand, et les électriques de Renault et Dacia, prix confirmés.

Sources : programme officiel du Paris Automotive Summit 2026 (site du Mondial de l’Auto et organisateurs), consulté le 13 octobre 2026 à 8 h.

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