Le FSD n’existe plus en Europe, du moins sous ce nom. Depuis jeudi soir, 8 octobre 2026, les sites européens de Tesla présentent le système sous le nom de « Tesla Assisted Driving », et en France de « Tesla Conduite Assistée ». Un changement que Tesla avait proposé à l’Allemagne pour faciliter l’homologation européenne.
Ce qui a changé sur les sites de Tesla
- En France, l’ancienne adresse de la page FSD renvoie désormais vers une page intitulée « Tesla Conduite Assistée », avec la mention « Disponibilité des fonctionnalités en attente d’approbation réglementaire ». Le système n’est toujours pas autorisé chez nous.
- Aux Pays-Bas, où il est homologué depuis avril, la page s’appelle « Tesla Assisted Driving ». Elle décrit un bouton « Start Assisted Driving » à toucher en montant dans la voiture, et un menu « Assisted Driving » dans les réglages.
- Au Royaume-Uni, la page d’assistance s’intitule désormais « Autopilot and Tesla Assisted Driving Basic », et le nom « Full Self-Driving » n’y figure plus.
Les fonctions, elles, ne changent pas. Tesla rappelle sur chacune de ces pages qu’elles exigent la surveillance active du conducteur et ne rendent pas la voiture autonome. Au moment où nous écrivons, Tesla n’a publié aucun communiqué sur ce changement : il se lit sur ses sites.
Pourquoi ce nouveau nom
Le changement répond à Berlin. Le 6 octobre, le ministère fédéral allemand des Transports jugeait le nom « Full Self-Driving » « quelque peu trompeur » et indiquait que Tesla avait proposé de rebaptiser le système « Tesla Assisted Driving ». Le ministre Steffen Bilger s’y engageait à défendre une homologation rapide dans toute l’Europe, après un accord avec Tesla limitant le dépassement de la vitesse autorisée à 10 %. Nous racontions cette prise de position dans notre article sur la position de Berlin.
Deux jours plus tard, Tesla est passé aux actes. Le message vise les États membres encore hésitants : le nom ne promet plus une conduite autonome que le système n’assure pas.
Où en est l’homologation européenne
Huit pays autorisent aujourd’hui le système : les Pays-Bas, la Lituanie, l’Estonie, le Danemark, la Belgique, la Slovénie, la Tchéquie et la Croatie. Pour une autorisation dans toute l’Union, il faut au moins 15 pays représentant 65 % de la population. Le comité technique européen en a discuté le 6 octobre sans voter, et aucune date de vote n’est fixée. Le détail, pays par pays, est dans notre carte des positions européennes.
Pour les propriétaires français, rien ne change dans l’immédiat : le système n’est pas autorisé en France, où le ministère des Transports le teste sur route depuis le 2 septembre sans avoir publié de résultat.
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Sources : Tesla, pages « Tesla Conduite Assistée » (France), « Tesla Assisted Driving » (Pays-Bas) et « Autopilot and Tesla Assisted Driving Basic » (Royaume-Uni), consultées le 8 octobre 2026 à 21 h 15 et revérifiées le 9 octobre ; ministère fédéral allemand des Transports, article du 6 octobre 2026 ; Commission européenne, registre de comitologie.

